post

Comment rater son networking en 10 leçons ?

« Et si on profitait VRAIMENT des événements réseaux pour se rencontrer et faire avancer nos projets ? »

C’est le titre de l’atelier que j’ai eu le plaisir d’animer jeudi 15 juin à la Y Party du GRECO au Club Nautique de la Pelle. je remercie Claire de m’avoir donné cette occasion de prendre la parole et d’échanger avec un groupe surper sympathique sur cette question qui me tient à coeur.

Nous avons bien travaillé, dans le plaisir !

Les ateliers faisaient intervenir des innovateurs de notre région, passionnés et passionnants :

* Comment rater son networking en 10 leçons *
Et si on profitait VRAIMENT des événements réseaux pour se rencontrer et faire avancer nos projets ?
par Herve Bourdon, créateur de Shake your ecommerce!, Président de l’association eComProvence

* Les rouages du recrutement : l’envers du décor *
2 recruteurs chevronnés vous livrent les clefs pour booster votre recherche d’emploi à Aix-Marseille.
par Thomas Sentis et Nicolas Milou, fondateurs de LM5P- Le Mouton à 5 pattes, cabinet de conseil en recrutement

* Les coulisses des J.O. par ceux qui sont dedans * 
Ce qui se passe au village Olympique RESTE au village Olympique. Ou pas ?
par Julien d’Ortoli, Equipe de France de Voile, représentant aux JO de Rio 2016 et son coach, Nicolas Huguet, Double Champion du Monde de planche à voile Olympique

* Les jeux psychologiques dans l’entreprise *     
Sortez votre épingle du Game of Thrones
par Blandine Mantelin, Consultante en Organisation et RH, Cambria

* Quelle est LA première chose à faire pour réussir le lancement de votre activité ? * 
Un serial-entrepreneur partage les (nombreuses) erreurs à éviter et vous fait réfléchir au positionnement de votre projet
par Laurent Censier, Entrepreneur et Business Angel, Vice-Président Stokkly

* Apprendre à pitcher (soi,son projet, son poste…) *    
le pitch n’est pas QUE pour les entrepreneurs ! (re)découvrez l’art du pitch à travers le Pitch Cards
par William Roy, coach et créateur de la méthode Pitch Cards

* Comment se protéger du risque de faire faillite, quand on a envie de créer son entreprise (ou d’en reprendre) *
Lancer c’est bien,y croire c’est top, anticiper d’eventuelles difficultés c’est encore mieux
par Yves Martin-Laval, Op’n Dev

* On n’y pense pas pour sa prospection commerciale, et pourtant…*
Linkedin et Facebook peuvent faire passer votre prospection commerciale à l’étape 2.0
par Olivier Alocio, Webmarketeur , WSI

* Recharger ses batteries en 15 minutes *
Petits exercices de Sophrologie, pour mieux gérer les situations de stress ou de fatigue
par Laurence Paradon, Sophrologue (et ex-Manager sourcing / RH)

* L’appel de la  MER : faire de sa passion son métier * 
C’est possible ! De la photographie sous-marine à la direction d’un festival international, en passant par la production de documentaires, un passionné partage son parcours pour inspirer le vôtre.
Par Frédéric Presles, Directeur du Festival Mondial de l’Image Sous-Marine.
« featuring » Edmund Platt, fondateur UndéchetParjour

* Élections législatives 2017 : le phénomène Macron à l’épreuve de Marseille *
A Marseille et en Provence, la poussée d’En Marche a été moins forte qu’ailleurs. Pourquoi ? Que faut-il attendre du 18 juin ?
par Jean-François Eyraud, éditeur du site d’infos métropolitaines Gomet. Avec le journaliste Hervé Nedelec

* Du sens, du business, de l’excellence: osez l’innovation sociale! *
Et si devenir entrepreneur social avant 40 ans était le meilleur moyen d’éviter le « bore-out » ?
par Anne-Claire Gosselin, co-fondatrice de Marseille Solutions et Sylvie Bancilhon, La Table de Cana

Le lieu : La Pelle, ce club privé historique marseillais, dédié à l’aviron et aux sports nautiques nous ouvre à nouveau ses portes (www.lapelle-marseille.com).

post

eCommerçants, pourquoi tricher avec les onglets de Gmail ?

Les onglets Gmail

Les onglets Gmail

Depuis le 29 mai, Google Mail propose un filtrage des messages par onglets

Progressivement une messagerie « filtrante » avec onglets est proposée par défaut (menu « Paramètres/Boite de réception ») pour les nouveaux utilisateurs, sur demande pour les anciens. Cela concerne le mode web et les applications mobiles et tablettes.

le système des onglets/filtres apparaît comme une menace pour les messages commerciaux et l’on voit fleurir dans les newsletters des conseils de commerçants à leurs abonnés :

Cher abonné, classez nos messages dans l’onglet principal

Est-ce une bonne idée de tenter de passer outre ce filtrage ?

Avant de répondre, vous devez analyser comment fonctionne le tri. En effet, Google a bien étudié la question et l’on peut considérer que c’est avec l’observation « big data » de milliards de sessions utilisateurs.

  • => Stats en main, vous devez évaluer sérieusement la délivrabilité de vos messages, car les filtrages Spam sont évidemment les plus assassins pour vous, bien avant une question de destination d’onglet.
  • => Bien différencier les types de messages que vous expédiez :
    • La communication/promotion, IMPORTANTE
    • Les messages transactionnels (confirmation et suivi de commande par exemple) VITAUX
  • => L’utilisation de la fonction « Review », des micro-formats que Google lit dans vos messages (shema.org) à bon escient.

Je vous recommande la lecture de cette note de Jean-Paul LIEUX de DoList (je les recommande) « La nouvelle fonctionnalité de tri sur Gmail impacte la visibilité« 

En terme d’usage et donc de marketing, quelles sont les questions à se poser ?

  • => Mon client/prospect va-t-il voir ma newsletter ? Mon email transactionnel ?
  • => Mon client/prospect va-t-il ouvrir l’onglet « promotions », m’y trouver ?
  • => Comment vais-je obtenir son attention ?
  • => Me retrouver dans les mails « importants » me donne-t-il une chance supplémentaire ?
  • => Vais-je lui rendre service ou l’importuner de cette manière ?

Pour répondre, raisonnez en termes de pertinence

Mon activité/proposition/message est-il lié à l’onglet « Principal » ?

OUI – En ce qui concerne les emails transactionnels.

Vous devez viser l’onglet principal. Testez, informez vos clients dans la page de récapitulatif de commande, incitez-les au by-pass, etc.

PEUT-ÊTRE – En ce qui concerne les « promotions » ou les messages commerciaux

Par exemple si vous vendez des fournitures de bureaux : il est possible/probable que vous « méritiez » l’onglet principal. Car le degré de pertinence peut-être correct avec un usage professionnel de la boite email.
Dans le cas où votre message n’est pas pertinent : vos messages arrivent avec les mails « sérieux ». Alors vous risquez de passer à la corbeille très/trop souvent, voire en spam = échec de la stratégie. Pouvez-vous courir ce risque ?

NON – Pour vos promotions et messages de promotions.

Je déconseille de tricher : un « vrai » acheteur, qualifié, intéressé, est en position d’achat quand il ouvre l’onglet « promotions ». Il est en mode « je fais du shopping » et votre message a toutes les chances de toucher juste.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous adapté votre stratégie ?

post

Valvert, consultant #marketing #ecommerce, tu proposes quelles prestas ?

Photo by @JustinBieber

Photo by @JustinBiebere – Adefaut

Billet à l’arraché d’un consultant sur-booké mais qui prépare M+2 ou 3…

Noël est dans 98 jours

C’est le moment-clé de l’année, avec les soldes qui suivront. Les commerçants en ligne les plus organisés sont prêts depuis cet été : ils ont enrichi leur catalogue, mis en place un maximum de contenu pour donner du grain à moudre à Google, prévu ou passé leurs commandes. Tout va bien, en général.

Ce n’est peut-être pas votre cas ?

Je vous propose mes services de consultant e-commerce.

Voici en un seul coup d’oeil ce que je peux vous proposer :[styled_list style= »bullet_list » variation= »green »]

  • Organiser votre catalogue, c’est le merchandising. Soigner ou créer vos catégories, les rubriques promotions ou accueils de catégories, les mises en avant de produits stars, la vente de produits difficiles (faible rotation ou marges). 
  • Mettre à jour vos pages statiques : parler de vous, votre politique commerciale, qui vous êtes et pourquoi acheter chez vous, vos conditions commerciales. J’écris pour vous ou vous apprends à le faire.
  • Doper votre marketing. Je le fais aussi pour des éditeurs comme SellerMania : trouver des messages, organiser la partie éditoriale (quel message ? pour qui ? quand ? et comment ?), mener des opés événementielles on-line ou physiques.
  • Animer vos réseaux sociaux, qui (ne) sont en général (que) le reflet de ce qui figure plus haut.
  • Graphisme, back office, organisation : je peux coordonner ces tâches avec mes « bons amis » spécialistes de ces missions et sur de nombreuses plateformes. Je fais de l’Oxatis et du PrestaShop mais pas seulement. Valvert n’est pas sectaire 🙂
  • Quand on a le temps, c’est à dire en amont avec assez de temps, je vous assiste sur votre réflexion stratégique « Clients, Produits, etc. » Il est un peu tard pour cette période charnière 2013/2014 mais on peut aussi en parler pour l’avenir.
  • Je construit aussi des sites de vente en partant d’une feuille blanche, je vous forme, j’anime votre équipe, je vous aide à choisir des prestataires/technos de paiement, logistique, visibilité, etc. A votre dispo pour en parler.[/styled_list]

Pourquoi un tel billet alors que je suis surbooké ?

Mon « cycle de vente » est de 2 à 6 mois ou plus. Cela fait maintenant 2 ans que je me consacre à cette activité. Chaque année c’est la panique fin septembre, je le comprends aisément. Et chaque année je constate un creux en décembre : mes clients sont trop occupés pour faire autre chose que vendre. Alors, je prends les devants.

N’hésitez pas à me consulter hbourdon at gmail point com

Je peux intervenir au forfait ou à la journée. Mes honoraires sont de 1000 à 2000€/jour ou bien je prends une commission sur les prestations. En me faisant intervenir vous devez gagner de l’argent. J’aime mes clients et travailler dans la bonne humeur.

A bientôt

 

Hervé

 

post

Marchands du web, devenez éditeurs de contenu par pitié !

La barrière à l’entrée d’un nouvel e-commerçant sur son marché tient aujourd’hui en 3 mots : GÉNÉRER DU TRAFIC. Cet obstacle est ATYPIQUE et particulièrement MEURTRIER. Il existe des moyens de le franchir, jamais sans efforts, et de continuer à le dépasser pour alimenter votre site en visiteurs de qualité tout au long de sa croissance.

Cet obstacle n’est pas unique, il existe un nombre importants de pièges plus ou moins évidents à détecter ainsi qu’à contourner pour réussir. Cependant, dur d’échapper à une panne de clients malgré une offre pertinente, une bonne organisation, un bon travail en amont et dans l’exécution. Voici pourquoi, et pourquoi le métier de marchand est un métier d’éditeur. A défaut de changer, de nombreux e-commerçant vont végéter ou mourir…

Avant propos : La génération de trafic, une douleur partagée par tous les e-commerçants

Mon entreprise de conseil pour les e-commerçants, Valvernet SAS, va fêter ses 6 mois d’activités et plutôt que vous raconter par le menu les détails du démarrage (excellent, merci !) de ma petite entreprise, je souhaite attirer votre attention sur ce mal dont souffrent TOUS les marchands du web : ne pas réussir à attirer assez de visiteurs NOMBREUX et QUALIFIES.

Tous ? Oui, tous.

Le verdict est sans appel, quel que puisse être :

  • le chiffre d’affaires de l’entreprise (pour mes modestes dossiers cela va de… 0 à 2 millions d’€),
  • son âge (de 0 à presque 10 ans),
  • ses marges (là on ne commence pas à 0, j’y reviendrai)
  • son dimensionnement physique (nombre d’employés, logistique en propre, types de biens)

Tous les marchands recherchent du trafic, le moins cher possible, le plus générateur de chiffre d’affaires possible. En oubliant parfois des règles élémentaires de calcul de rentabilité ou en se méprenant sur les évolutions rapides de leur environnement web ou/et commercial : le cadre change, les clients changent. Tous en bavent, dans un environnement qui subi des changements violents et défavorables à leur activité.

Cette difficulté est ATYPIQUE car discrète : elle est minorée dans 90% des projets e-commerce.

Un contexte extrêmement défavorable et en dégradation

En comparant le terrain de jeu des commerçants en ligne à un bassin de compétition de voile, on est tenté de considérer l’environnement de manière neutre : chacun ayant la même météo, que le meilleur gagne. Dans la réalité, c’est inexact. Certains types ou tailles de bateaux ont des qualités qui leur permettent de tirer le meilleur parti d’un petit temps, d’autres de résister aux rafales, d’autres encore de jongler entre différents réglages avec célérité pour gagner dans une météo inconstante.

Sauf que dans la situation météo actuelle, les conditions génèrent de la casse dans le e-commerce.

La situation du e-commerce en France est paradoxale

Combien gagnent les e-commerçants ?

En moyenne, un site e-commerce en France réalise 900 000 euros de chiffre d’affaires. Mais dans la pratique, 74 % des sites ont généré moins de 100 000 euros de revenus en 2010. Un e-commerçant sur trois dispose d’un chifre d’affaires annuel inférieur à 15 000 euros et 40 % d’un chiffre d’affaires compris entre 15 000 et 100 000 euros. Moins de 4 % des sites marchands disposent de revenus annuels dépassant les 2 millions d’euros.
Source : Journal du Net

Car de plus en plus de sites se lancent, créent des emplois. Une partie de l’offre IRL ou de sa distribution passe online, les canaux de distribution se complètent les uns les autres. Le e-commerce est bien une opportunité réelle de croissance économique, de satisfaction des consommateurs, de fidélisation des clients et de modernisation de l’ensemble des services du commerce. Je trouve très positive l’action de la FEVAD qui encourage le secteur à se développer et assure un aplanissement des difficultés dans cet environnement.

Cependant : à peine 25% des sites font plus de 100.000 €. Pour couvrir un modeste 1er salaire (avec charges, soit 30K€, comparez avec un Plombier) il faudrait faire 30% de marge… On est donc loin du compte pour l’essentiel du secteur. C’est une réelle catastrophe quand on sait que l’activité est extrêmement cyclique : une majorité de sites font plus de 50% de leur CA sur le dernier trimestre et le financement de mois de vaches maigres, d’un stock qui tourne au ralenti sur une longue période, les rends gourmands en capitaux. Ce que ces sites modestes n’ont pas en général. D’autre part  les  dépenses de marketing EXPLOSENT. Chez tous les marchands.

(Parenthèse, on a des niveaux de dépenses qui doublent ou même multiplient par 10 le montant de l’investissement lié à la construction du site, hors sujet de ce billet)

Pourquoi ? Et depuis quand a lieu cette dégradation de la génération de trafic ?

  • Depuis la hausse des prix AdWords qui n’a jamais cessé depuis plus de 4 ans

En fonction des secteurs, les prix au clics sur enchères se sont corsés naturellement par l’arrivée de concurrents de plus en plus nombreux. C’est un effet direct de la concurrence.

Recherche sur une clé USB : CDiscount, Amazon, divers marchands...

Recherche sur une clé USB : CDiscount, Amazon, divers marchands…

Ensuite, le poids des places de marché et des comparateurs, qui ont aussi mené de grosses campagnes de mots-clés saisonnières, a rendu les places au soleil très coûteuses pour les « petits » sites.

Google n’ayant pas de concurrent, l’opacité du prix du clic est totale : je ne leur fais pas de procès d’intention je ne leur prête aucun comportement déplacé. Mais tout est possible en l’absence de contremesure ou d’autorité compétente.

Pour terminer, il faut ouvrir les yeux chers futurs e-commerçants, c’est une véritable gabegie qui règne sur la distribution et vos publications de produits aux moteurs marchands, de comparateurs de prix ou d’affiliation. Vous raisonnez simplement en vendeur d’un produit ? Dites-vous que vous êtes entourés de professionnels de la grande distribution qui pensent remise arrière (si les ventes sont à l’objectif), participation du fournisseur aux frais publicitaire (le fabricant paye le distributeur pour ses dépenses), cascade opaque de circuit de revente (dropshipment par le fabricant d’un produit vendu par Y qui revend sa commande à X en échange d’une commission). Côté visibilité des produits : de très grandes marques ont un site en délégation sur une grosse plateforme qui vend les mêmes produits à partir du même stock et gère leurs campagnes marketing dans lesquelles vont se retrouver vos produits, agrégés pour être republiés sur des moteurs marchands ou sur des sites de contenus en affiliation.

L’usine à gaz… Alors quand on vous dit « Go go go ! », réfléchissez à 2 fois (dans gogogo il y a gogo)

  • Depuis les évolution du référencement

Que recherche un utilisateur lambda d’internet quand il tape un mot-clé ? Vous le savez vous ? Non. Moi non plus.

Mais le métier de Google est de classifier les informations, c’est même son unique tâche. Et de séparer l’ivraie du bon grain. Soyons clairs : vos produits sont l’ivraie du web, le mauvais grain pour une recherche classique dans Google. Leur moyen d’accès n’est pas encore Google Shopping, il n’est même pas sûr que cela arrive un jour, mais Google (Panda, Pingouin, peu importe) écarte les contenus « pauvres ». Et votre fiche article est facilement évaluée comme pauvre par Google si elle répond à un certain nombre de critères :

  • Elle est peu dense en texte
  • Elle est voisine en contenu avec ce qui existe déjà su le web (éliminatoire si dupliquée OU prime à l’originalité)
  • Elle est peu illustrée
  • Elle a de mauvaises performances (surtout si Google Analytics LE SAIT)
  • Elle a peu de liens entrants (donc si les blogs/réseaux sociaux en parlent)
  • Elle est mal catégorisée, classée, structurée, merchandisée (comme la palette de produits perdue au mauvais endroit dans un hyper)
  • Elle n’est pas fraîche
  • Etc.

Google est ton meilleur ami, Google sait. Et la triche ne paye pas longtemps, à moins de recommencer encore et encore (gendarmes, voleurs, un jeu sans fin).

Le deal repose donc SIMPLEMENT sur le CONTENU. C’est simple donc c’est très difficile à exécuter : comme la Joconde, un siège Panton, un verre Duralex, une Swatch, etc. Juste ça…

Une mauvaise identification de l’utilité du trafic

Ce lien entre contenu et trafic est une notion qui peine à s’imposer clairement en France. Il s’agit d’un paradoxe dans un pays connu pour ses grandes marques qui « racontent quelque chose ». Il est d’une évidence banale : je propose du contenu de qualité, Google m’aime, Google m’envoie du trafic.

La notion de trafic fait déjà l’objet d’un malentendu criant de le part des marchands. Toujours plus, toujours plus cher, au mépris des critères de conversion (mesurer, sélectionner ce qui fonctionne, optimiser, recommencer sans cesse) et d’un optimisme souvent déplacé : je dépense beaucoup (trop) aujourd’hui, je récolterai (peut-être) demain. C’est ce qui amène de nombreux e-commerçants à couler leur site en dépassant leurs capacités d’investissements.

La notion de trafic qualifié est un second malentendu fatal. L’unité de mesure retenue par le commerçant en ligne est bien souvent le clic, le produit, la visite. Nous sommes à une époque où des notions de communautés, d’attention, d’engagement, de viralité occupent la une des sites spécialisés et les marchands continuent à mettre leurs produits en ligne comme des boites de petits pois…

Il ne faut pas tout confondre :

  • Confondre pertinence (peu de trafic, mais des ventes) et popularité (du passage mais personne n’achète)
  • Penser uniquement 1ère position Google (directement lié à ce qui précède : on peut performer sur des combinaisons de mots-clés complexes)
  • Oublier ce qu’attendent les clients
  • Oublier qu’ils peuvent revenir
  • Délaisser ceux qui sont arrivés dans votre boutique par hasard

Bref, vous voilà amenés à adopter 2 comportements contradictoires (c’est fréquent en termes de marketing) : compter chaque centime pour connaître des ROI au produit ET AUSSI avoir une stratégie globale satisfaisante pour vos prospects avec des contenus riches, difficiles à élaborer et sans aucune idée préalable de leur utilité…

Comment générer du trafic alors ? et pourquoi s’appuyer sur du contenu ?

Reprenons :

  1. Vous avez besoin de trafic

  2. Ce trafic doit être qualifié

  3. Vous pouvez l’acheter

  4. Il est de plus en plus cher, et difficile à gérer

  5. Google peut vous en amener gratuitement (référencement naturel)

  6. Vous devez donc intéresser des visiteurs et les faire acheter

  7. Vous pouvez aussi les faire revenir

  8. Les fidéliser, les intèger à vos admirateurs, les transformer en ambassadeurs

Si quoi ? Comment faire ?

Vous pouvez générer du trafic de qualité en éditant du contenu. CQFD

C’est à ce moment que mes entretiens avec les commerçants en ligne prennent un tour humoristique : on a parlé pendant des heures, ou des jours, ou des mois parfois. J’évoque avec eux la possibilité d’étoffer leur site en parlant d’eux, de leur marque s’ils en ont une (c’est beaucoup plus fréquent qu’il n’y paraît, même les TPE ont toujours un ADN de marque, quelque chose de solide sur quoi appuyer la construction d’une marque, un personnage) et le patron me dit « Ha mais on va dire quoi ? ». Ce qui est en parfaite opposition avec son comportement avec moi (qu’est-ce qu’on bavarde) et pire, avec ses clients.

(Parenthèse : bien parler c’est tout d’abord écouter.En général les chefs d’entreprise ont une grande capacité d’écoute envers leurs clients).

Donc, le contenu est là. Google et vos clients vont se régaler, vos concurrents vont le payer cher, vous êtes à un doigt de mettre le turbo sur vos ventes en ligne.

Thevenin plombier à Perrigny lès Dijon

Une marque, une vraie : Thevenin plombier à Perrigny lès Dijon

Voici comment :

  • En ayant une marque
    Même « Christophe Durand plombier depuis 2010 » fonctionne. Un visage, une voix sont déjà une marque (que les puristes du branding me pardonnent)
  • En parlant de vous
    Même s’il est dur de passer de l’oral à l’écrit (vous pouvez vous faire aider), vos futurs clients (et Google) veulent vous connaître : qu’est-ce qui vous distingue ?
  • En parlant de vos produits ET de vos services
    Avec amour, pas en listant des caractéristiques ou en recopiant le catalogue de votre fournisseur ET en expliquant COMMENT vous rendez service à vos clients.
  • En étant mobile et réactif ou participatif
    Soyez régulier, changez d’avis et dites pourquoi, montrez que vous êtes vivant, actif, que vous vous préoccupez de votre business. Attirez l’attention et impliquez vos clients dans votre développement.
  • En racontant des histoires
    L’ensemble ne ressemblera pas à la quête du Graal ? Comment ça ? Votre histoire est passionnante, comme celle de tous les commerçants à qui vous accordez votre confiance.
  • En anticipant
    Commencer à parler, oublier, bloguer, expliquer votre projet, nourrir Google AVANT de lancer les frais de construction de votre boutique en ligne et de dépenser de l’argent avec Google AdWords.

Pour conclure

Ce billet est beaucoup trop long, mais Google va se régaler. Si vous avez lu jusqu’ici, bravo !

Ce billet a été écrit à l’arrache, vous pouvez faire pareil. Google aime le quick and dirty, les éditions, les corrections. Vos clients comprendront et seront rassurés que vous ne soyez pas un être parfait (et inhumain). Il vaut mieux privilégier la vitesse à la perfection. Pour publier sur le web on n’abat plus une forêt et les corrections sont toujours possibles.

Ce billet surtout vous a permis de comprendre comment passer du stade :

  • je monte une  boutique, je banque, je rame

au stade

  • je monte une marque avec un joli story telling et j’abaisse mon seuil de rentabilité

Je vous souhaite personnellement très bon courage si ces questions vous parlent, la partie ne va pas être facile à jouer, vous aller probablement en baver mais ce sera passionnant et vos efforts devraient être récompensés !

Post-scriptum

Ce qui précède est micro-économique. ce n’est sûrement pas ce qui sauvera le e-commerce en France. Mais j’en profite pour glisser un mot sur l’évolution du marché. Nous sommes dans une culture du prix bas, conditionnée par les grands distributeurs qui après-guerre ont permis l’abondance de biens, l’accès aux meilleurs prix, etc. Au détriment parfois du service, de la proximité, du conseil et des relations humaines. C’est un constat.

La revitalisation des centres urbains s’est faite malgré ces grands distributeurs, avec le développement des enseignes en franchises et une forte volonté des institutionnels.

Les « petits » e-commerçants ont un rôle à jouer dans le même sens ; proximité, authenticité, liens entre les canaux de distributions, services de qualité, etc. Les grands acteurs du e-commerce souffrent, prix à leur propre jeu.

Profitez-en !

post

E-Commerçants, cultivez vos points faibles

Ce billet m’a été inspiré par Henri Kaufman (Pourquoi cultiver ses points faibles)

Il peut sembler paradoxal de cultiver ses points faibles alors que vous passez votre temps à améliorer votre site et à courir, c’est bien légitime, vers plus de qualité et de perfection pour votre site. Les différents conseils que vous pourrez demander iront même jusqu’à vous inciter à renforcer vos points forts !

Pourtant, les points faibles ont beaucoup d’intérêt et ce qu’Henri et PPC ont à nous dire sur « vous » en tant que personnalité, vaut bien d’être entendu pour votre site de commerce qui ne s’en portera que mieux !

  1. Vos points faibles font partie de la personnalité de votre commerce en ligne !
    Dans un contexte de compétition accrue, il est de plus en plus difficile de se différencier. Or, ce sont vos aspérités, ce qui accroche et vous donne une personnalité, qui permettra à vos clients de se souvenir de vous, de revenir, de vous apprécier. Le « petit truc » que les autres n’ont pas.
  2. Analysez vos points faibles : vous pouvez connaître ces « défauts » assez facilement en faisant preuve d’écoute et d’ouverture, en consultant votre entourage et vos clients. En notant leurs remarques pour isoler ce qui mérite d’être travaillé. gardez un ou deux points faibles qui émergent. Point trop n’en faut.
  3. Positivez vos points faibles en points forts, en trouvant comment faire de ces caractéristiques des atouts que vos clients ou prospects peuvent apprécier : vous ne livrez QUE dans votre région (pour favoriser les voisins et assurer une forte qualité de services), vous êtes spécialisé sur telle et telles gamme (ne pas TOUT vendre vous donne une vraie qualité de spécialiste incontestable), etc.
  4. Limitez l’exercice. Il ne s’agit pas de vous dénigrer ou bien de donner à vos client et concurrents un bâton pour vous battre ! Soyez impitoyables sur les autres points d’amélioration de votre site et ne perdez pas de vue votre vocation à mieux faire des affaires.
  5. Testez votre repositionnement. Introduire une note authentique, essayer une nouvelle approche doit rester naturel, sans forcer la note ni jouer faux votre rôle… Les clients doivent le sentir et l’apprécier, ce que vous devrez évaluer avec rigueur et avec leur aide. Demandez-leur leur avis !
  6. Analysez comment les tiers acceptent ces changements, les clients, vos relations ou les fournisseurs s’ils sont concernés. Ajustez progressivement pour trouver la bonne mesure. Par exemple votre fournisseur peut être ravi de voir que vous travaillez le service de proximité dans votre zone de chalandise : il a recours à des distributeurs plus anonymes et s’inquiète de la bonne perception de ses gammes auprès des clients finaux.
  7. Et là, vous deviendrez un commerçant complet, avec ses forces et ses faiblesses et donc un positionnement clair. Vos clients sauront (ou sentiront de manière satisfaisante) pourquoi ils vous achètent à vous : c’est le début d’une relation marchand/client plus équilibrée, personnelle, riche.

Les hommes ou les femmes trop parfaits, c’est l’ennui dans la vie, n’est-ce pas ? Pour les commerce c’est la même chose. Regardez les efforts que font les grands distributeurs pour donner une touche authentique à leurs points de vente : corners, costumes, musique. Dans le commerce en ligne c’est pareil. Soyez vous-même et jouez de vos atouts.

post

Le sniper : Ne vous trompez pas d’objectifs pour votre fiche produit (1/3) #ecommerce

Si l’écriture d’un site de E-Commerce est difficile, voire impossible ou même laborieuse (voir ici  “Qui sommes-nous ?”, la page qui tue (le e-commerçant)), son GROS morceau de bravoure consiste en une quantité importante de fiches produits. Elles constituent l’ensemble de votre catalogue dont le rôle est de séduire, convaincre et transformer vos visiteurs en clients.

Au programme, une série de 3 billets :

– Le sniper : Ne vous trompez pas d’objectifs pour votre fiche produit (aujourd’hui)
– Calligraphe e-commerce, conseils de rédaction (jeudi)
– Ikebana, l’art du bouquet de fiches produit (lundi suivant)

La fiche produit est le goulot (d’étranglement parfois) de votre tunnel de conversion, le parcours de vos visiteurs vers la caisse de votre boutique en ligne. Alors il va falloir éclairer en grand, sans forcément éblouir, la route de votre visiteur pour l’amener à traverser Continue reading

Le Cloud Computing en 3 mn (via @VHE74)

Merci Vincent de nous rappeler l’existence de cette excellente vidéo qui en 3 mn explique clairement comment fonctionne et sert le Cloud Computing. C’est simple comme Gmail !
Bravo à SalesForce pour la qualité pédagogique.

PS : J’ai peur que l’on nous impose en France l’utilisation du terme « Infonuagique », quelle horreur, c’est à peine twittable 🙁