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5 raisons de (ne pas) bosser à l’oeil en 2013 #graphiste #freelance #ereputation

La pratique doit être vieille comme le plus vieux métier du monde : celle de demander un service gratuit.

Et pourquoi pas ?

Mais ce matin, j’ai vu le tweet suivant et j’ai bondi (oui, je m’écarte de ma ligne de conduite qui consiste à ne pas râler et à ne regarder que vers le haut. Mais à toute règle son exception)

Si tu es #graphiste et que tu veux te faire la main pour agrémenter ton book, DM moi (via @TUUUUT) /// Égal = bosse à l’œil

Bien sûr, on peut penser que je crache dans la soupe ou mord la main qui me nourri(rait). Si je me permets de relancer cette polémique, c’est parce que je me sens libre de le faire : je vois passer des demandes scabreuses, je la ferme, en général. Et je remercie en passant ceux qui font appel à mes services rémunérés.

Alors…

sphinx-14Le problème est réel quand plusieurs facteurs de gratuité ne sont pas réunis…

En fait, il existe plusieurs raisons d’offrir ses services à l’oeil. Elles sont cumulatives, un peu comme une mise en facteur dont une des variables pourrait pourrir toute l’équation. Voila les paramètres que je vous propose pour quantifier l’intérêt de travailler pour des prunes.

1 – Tu es mort de faim

Donc, tu ne gagnes pas bien ta vie, tu cours le contrat et tu vas passer un temps fou sur un projet qui ne te nourrira pas. Question : est-ce un échantillon ? Une opportunité de business à développer ?

Si c’est le cas, tu peux travailler pour un prospect. Mais il convient d’établir les règles : quel temps à passer, quelles compétences sont attendues ? Quel est la valeur du cadeau ? Tu as faim ? Cherches plutôt des contrats : tu dois gagner ta vie !

A cheval offert on ne regarde pas les dents

Ca c’est l’adage. Mais si ton but est de développer ton business, le dérapage viendra d’une durée illimitée et de l’impossibilité de dire à partir de quand c’est payant. En fait, ton charmant donneur d’ordre oubliera souvent ceci, tirera sur la corde sans limite et sera insatisfait au point de ne même pas te faire de pub. Si, si !

2 – Tu cherches des références

C’est louable et de bonnes références sont utiles. projette-toi dans le futur : le job que tu vas faire sera-t-il pro et présentable ? Recommandé par le donneur d’ordre ?

Alors fonce !

Mais si le service est rendu à un projet bancal, que tu es le 10ème à taffer sur un obscur machin qui ne voit jamais le jour : évite absolument. Comment repérer les trucs louches : demande à un vieux, parles-en autour de toi. Et laisse parler tes tripes.

3 – C’est pour une bonne cause

Joker. Si la cause est bonne, que tu as l’estomac plein, que tu te poses dans un cadre professionnel (temps passé, équivalent budget, durée), chapeau !

Il est important d’aider les nobles causes.

4 – Vous partagerez les bénéfices

Les bénéfices, c’est ce qui reste quand on a tout payé. Sauf toi ?

La question à se poser c’est si tu es investisseur dans le projet : tu y place du « travail » mais tu peux aussi souffrir d’attendre ton retour sur investissement, supporter le risque, mettre toute ton énergie à sa réussite (peu dormir, faire tous les métiers, prendre des décisions difficiles). Si ce n’est pas le cas… la légitimité de partager les bénéfices est mince.

Ce qui signifie que ton interlocuteur, qui lui est dans cette situation, te présentera un bilan très complet dans lequel il ne restera peut-être pas grand chose. Une vue différente, une occasion de désaccord : mieux vaut anticiper sur cette idée de partage des bénéfices. Et choisir ton camp, un malentendu est si vite arrivé.

5 – Tu te rendras visible

Comme pour les références, tu peux te voir proposer une intervention probono ou plutôt : pour ta réputation, visibilité, gloire, publicité (à remplacer par le terme qui flatte le plus ton ego). Piège : les bonnes occasions sont rares, elles ne concernent que ceux qui ont quelque chose à vendre.

As-tu quelque chose à vendre ? Le public visé est-il constitué de prospects ?

Si ton offre est claire, vendable, lisible et bien positionnée + le public est intéressant, a les moyens de t’acheter tes prestas = fonce !

Sinon ton ego, ce petit sacripant, va te faire perdre un temps précieux…

6 – C’est pour un ami

Travailler à l’oeil pour un ami est une noble cause. Cf point 3.

Si c’est un VRAI ami (ce billet ne traite pas de l’amitié. Une autre fois).

7 – C’est pour te former

C’est le point le plus intéressant et qui peut te faire accepter une mission gratuite. Si tu débutes, quels points à valider ?

Car si tu cherches une occasion d’apprendre c’est parfait. Sauf si c’est fait n’importe comment…

Les questions à se poser :

  • – Ai-je appris à mieux vendre ? i.e. mon interlocuteur joue-t-il un rôle d’acheteur implacable ?
  • – Ai-je fait une bonne étude des besoins ? Un devis ? Ai-je progressé dans mon offre ?
  • – Ai-je valorisé mon travail ? Dis combien il vaut, quitte à faire une remise 100% ?
  • – Dans mon travail, ai-je suivi une méthodologie professionnelle et respecté les bornes fixées dans mon projet ?

En définitive…

Il y a mille raisons de ne pas travailler gratuitement. L’idéal serait que par nos temps troublés, du point de vue de l’emploi, les demandes de services gratuits, de stage mal payés, de job à 2 balles se calment.

Autant rêver…

Mais de l’attitude des « victimes » peut dépendre celle des donneurs d’ordres : valoriser les services (leur donner un prix), gérer les travaux/postes, se professionnaliser sont des solutions effectives.

Qu’en pensez-vous ?

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Les tendances de la Silicon Valley, par Loïc LeMeur

Tout chaud tout nouveau, hot of the press, Loïc LeMeur nous livre une jolie collection des

dernières tendances hi-tech de la Silicon Valley.

Ces sujets seront évoqués lors de leWeb 2013 début décembre à Paris. L’occasion de faire le point sur ces avancées étonnantes et de rencontrer ou admirer sur scène les fondateurs ou dirigeants de ces pépites du numérique.

A noter : l’intégration de plus en plus forte du commerce au sein même des offres ou gadgets présentés. La vente en ligne est partout, de même que les interactions sociales, la mesure ou feed back comme l’incitation ou proposition pertinente.

TOPICS :

  • 1. SILICON VALLEY TRENDS LeWeb 2013 dec 10/13 Loic Le Meur Co-founder, LeWeb twitter.com/loic facebook.com/loic
  • 2. MINDFULNESS & MEDITATION
  • 3. CREATING COMMUNITIES
  • 4. DOWNTOWN LAS VEGAS
  • 5. REDUCING FRICTION
  • 6. ONLINE EDUCATION
  • 7. MAKER MOVEMENT
  • 8. Virtox Artist
  • 9. CONNECTED HOME
  • 10. THE FUTURE IN MOTION
  • 11. WEARABLE TECHNOLOGY
  • 12. QUANTIFIED SELF
  • 13. ARTIFICIAL INTELLIGENCE
  • 14. QUICK CONTENT: CREATION CONSUMPTION SHARING
  • 15. A COLLABORATIVE ECONOMY
  • 16. GEOLOCATION DATING
  • 17. THE WAY WE PAY
  • 18. NEW CURRENCY
  • 19. DISRUPTING OLD MARKETS
  • 20. PURPOSE PROFIT
  • 21. CROWDSOURCED FUNDING
  • 22. THE STARTUP IS YOU
  • 23. THE WAY WE EAT
  • 24. THE WAY WE GIVE
  • 25. THE WAY WE SHOP
  • 26. THE WAY WE BUY MEDIA
  • 27. STANDARD, DYNAMIC, & ADVANCED RETARGETING MECHANISMS
  • 28. DESIGN
  • 29. Yves Behar Fuseproject, Jawbone, OLPC
  • 30. John Maeda RISD
  • 31. Elle Luna
  • 32. Josh Brewer
  • 33. Johnnie Manzari Apple
  • 34. HAVING STUFF DONE BY OTHERS
  • 35. SILICON VALLEY TRENDS JOIN US IN PARIS DEC 10-12 2013 Loic Le Meur Co-founder, LeWeb twitter.com/loic facebook.com/loic loic@leweb.co Presentation Layout and Design by: Jonathan Daus | jonathan.daus@me.com
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Comment Steve a fait de l’iPad un succès planétaire (après avoir tâtonné comme un aveugle)

Brillant et complet article sur l’iPad dans Wired

 How Steve Jobs Made the iPad Succeed When All Other Tablets Failed

ca sert à tout un iPad via http://www.networks.info/index.php/alternative-uses-for-ipad/

ca sert à tout un iPad via 

Un spécialiste au Wall Street Journal lui avait pourtant dit que les claviers ne passeraient pas de mode.

Il avait aussi placé sur le marché le iPhone.

Le iPad venait donc en offre « intermédiaire ».

Je me souviens du Newton, vous aussi ? Et de la Pippin dans l’univers du jeu. Une époque ou Steve s’était éloigné pour mieux revenir. Apple était cuit (il paraît) à la sauce Pepsi. C’était il y a 20 ans. Fred R. si tu me lis 🙂

Mais tout ceci a formé une expérience, un savoir faire, des échecs instructifs.

Et Apple a tenu, rebondi, triomphé…

Je suis admiratif du succès et n’oublie pas la valeur des échecs.