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M. Luther King, égalité, USP

Ce billet est une traduction libre du billet du jour de Perry MARSHALL, homme de marketing remarquable que m’a fait découvrir Marc SCHILLACI il y a bientôt… 6 ans ! (Je vous conseille trés vivement de vous abonner à ses newsletter de marketing ou de SEO) (à celles de Perry) (mais celles de Marc sont bien aussi).

Hier, 15 janvier, on célèbrait Martin Luther King aux Etats-Unis. Il y a 236 ans l’un des père fondateurs des Etats-Unis déclarait :

« Nous prenons les vérités qui suivent comme des évidences : tous les hommes ont été créés égaux, dotés par le Créateur de certains droits inaliénables, parmi lesquels la Vie, la Liberté et la poursuite du bonheur».

Mais MLK avait une vision plus large. Dans ces mots, il mettait une signification encore plus profonde. Car ces paroles évoquaient les questions raciales, plus que sociales.

Un jour de 1955, une certaine Rosa Parks a décidé qu’elle en avait assez. Elle a refusé de céder sa place à un passager blanc dans un bus, ce qui a provoqué un mouvement mondial.

Dans son livre Democracy in America, Alexis de Tocqueville affirmait que chaque développement technologique des 1 000 dernières années avait créé davantage d’égalité, au lieu d’en supprimer. Que ce soit le but recherché ou pas.

Tocqueville a dit que quand vous rendez l’égalité possible, vous permettez aux gens (à la manière de Perry :^) de mettre au point leur propre proposition unique de vente (USP, unique selling proposal). Ainsi, ils peuvent apporter leur contribution personnelle aux autres.

En 1835 il fallait inventer un mot pour designer ceci, alors il a inventé le mot :

«Individualisme».

Rosa Parks a répondu à sa voix intérieure, a pris position en restant assis. Elle a affirmé son individualisme et s’est distinguée.

Martin Luther King a répondu à sa voix intérieure, a agi selon son idée individuelle. Et il a conduit une nation d’Afro-Américains vers la liberté.

Vous êtes un individu : comme Rosa Parks ou comme Martin Luther King. Votre voix intérieure vous appelle à faire quoi ?

Aujourd’hui, vous donneriez-vous cinq minutes pour faire ce qui suit ?

  • Coupez votre ordinateur.
  • Débranchez la TV.
  • Éteignez votre mobile.
  • Éliminez toute distraction.
  • Pendant cinq minutes, demandez à votre voix intérieure : « Qu’as-tu à me dire ? »
  • Ne pensez pas.
  • Ne parlez pas.
  • Écoutez simplement

 

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Passez-vous d’un consultant e-commerce par pitié (haheum) !

La réponse est oui sauf que non, pour Olivier Lévy que je n’oserai pas critiquer explicitement. Il est d’une famille d’avocats et je ne veux pas finir en guacamole comme ma chère amie Marie… avec qui le tweetclash n’a pas duré, ouf.

Pour Olivier, qui est prestataire CEO avec sa société Blog E-Commerce, il faut faire appel à un consultant e-commerce, sauf que non en fait. Haaaa, la jolie pirouette ! Comme je n’étais pas du tout d’accord, j’y suis allé de mon petit commentaire mais cela ne me suffit pas, alors je vous fait un billet. Que voulez-vous, les âneries ça me stimule (oui, la nuit je suis un troll).

En préambule, je me dois de vous dire que :

  1. Je n’ai pas de lien avec Olivier Lévy, amical ou de business, nada, que dalle, nichts, nothing, НИЧЕГО. Juste de l’avoir eu comme co-juré et intervenant à l’e-commerce academy Oxatis où aux journées Oxygène que j’organisais.
  2. Je ne suis pas principalement consultant e-commerce, même si je conseille actuellement 2 entreprises dans ce domaine.
  3. Je suis prof de e-commerce/medias sociaux à l’ESG pour les MBA e-business
  4. Je dévoile dans 15 jours les services de la société que j’ai créée et qui accompagne les PME et TPE dans ce domaine

Retournons à nos moutons : vous faut-il un consultant e-commerce ?

PREMIER ELEMENT DE REPONSE – Quelle entreprise gérez vous ?

Mon commentaire à Olivier : Un consultant ecommerce c’est un peu l’homme qui murmure à l’oreille des chevaux… Il faut que l’animal soit de belle taille.
Autour de lui s’agitent vétérinaire, soigneurs, jockeys, etc. Le consultant ecommerce chuchote à l’oreille des membres du comité de direction. Pas toujours aussi simple qu’on le pense parfois de mettre tout le monde en phase.
Pour les hamsters ou les lapins nains, c’est moins compliqué… CQFD

Pourquoi ?

L’analyse d’Olivier se heurte à un problème méthodologique inquiétant pour ses clients : la fameuse approche non-scientifique « Ce que je ne connais pas n’existe pas ». On fête aujourd’hui l’anniversaire d’un danois, Niels Stensen ou Nicolas Sténon qui, en affrontant les moqueries de ses contemporains, a voulu comprendre pourquoi on trouvait des empreintes de coquillages dans les roches en haut des montagnes.

Ce n’est pas de cette manière qu’on progresse à croire que l’on sait tout, je regrette.

Donc votre site quelle que soit sa taille, peut mériter des conseils. Evidemment, vu le tarif d’une intervention de consultant (entre 800€ et 1500€ la journée) il faut pouvoir le faire ! C’est donc souvent réservé aux grandes entreprises, mais la démarche peut valoir le coup.

En 1/4 d’heure, j’ai vu Henri KAUFMAN faire sérieusement progresser certains sites, comme Terrasse Nature. La consultation était courte et gratuite mais valait certainement plusieurs centaines ou milliers d’€ vu le retour obtenu en termes de chiffres !

 

DEUXIEME ELEMENT DE REPONSE – Qu’attendez-vous d’une consultation ?

Dépassons les évidences SVP. Bien-sûr qu’il s’agit de faire fonctionner mieux le site, de trouver sa bonne organisation, référencement, ses chiffres. Je vais vous confier un secret de polichinelle : le consultant est souvent moyennement compétent à faire ceci si c’est un généraliste. Allez donner les clés de votre compte AdWords ou Analytics à quelqu’un qui n’y passe pas la majeure partie de son temps. Laissez les spécialités… aux spécialistes.
Non, le consultant a pour mission bien souvent de concilier ou d’arbitrer avec doigté (on est dans le digital n’est-ce pas ?) différentes positions opposées au coeur même de l’entreprise.

Les décisions ne sont jamais faciles à trancher quand on parle de stratégie. Chaque membre de la direction (ou le gérant face à ses actionnaires, ou le responsable face à sa direction) peut porter des avis difficiles à marier. Le consultant aura ce rôle.

On est bien loin n’est-ce pas de la vue d’Olivier sur cette délicate tâche ?

 

TROISIEME ELEMENT – Le référencement fait-il tout ? 

C’est ce qui est implicite dans l’avis donné sur le blog e-commerce. Il faut expliciter ceci et délivrer une trés mauvaise nouvelle à nos amis e-commerçants : le référencement est mort dans quelques mois.

Ce n’est pas Olivier Lévy qui vous le dira, ni les référenceurs. Cet avis doit être nuancé évidemment mais en gros vu les différentes évolutions de Google et du comportement des internautes, l’approche « à la papa » qui consistait à optimiser votre site et à le faire apparaitre le plus important possible aux yeux de Google est en train de péricliter.

Il va falloir sérieusement penser à l’avenir, considérer votre contenu interne au site et externe à celui-ci (mener vous-même à votre site de commerce des visiteurs qualifiés par d’autres sites à vous), utiliser au mieux les moteurs marchands et la recommandation, rafraichir souvent votre site, penser applications mobiles, travailler sur du référencement local, etc.

Le consultant se comporterait-il de manière malhonnête ? Je ne le diaboliserais pas, ni Olivier de ne pas ouvrir les yeux de ses clients (il me faufdrait en savoir plus). Mais attention à l’approche référenceur only !

 

QUATRIEME ELEMENT : 100% des clients contents sont contents (mais seuls les survivants parlent)

Loin de moi l’idée de prétendre que prendre un consultant e-commerce garantit contre toutes les erreurs. Mais on ne parle jamais du nombre collossal de commerçants morts au champ d’honneur du e-commerce. Ils ne figurent dans aucun baromètre et dans aucune compilation de témoignages : ils échouent souvent avant même d’avoir été considérés comme des marchands en ligne.

Le e-commerce est une chaine : de choix, d’investissements, de moyens, de compétences… La solidité de cette chaine est celle de son maillon le plus faible. Je me méfie des obsédés du graphisme, du marketing (comme moi :)), du référencement, de la logistique, de l’ergonomie, etc. le gonflage aux hormones d’un des maillons provoque souvent la rupture de la chaîne… De profundis ces gens mal conseillés.

Le taux d’équipement en e-commerce reste trop bas en France et je n’ai pas assez de mots pour encourager les efforts des pouvoirs publics et de la FEVAD pour leurs louables et considérables efforts et résultats dans ce domaine. Mais que diable, un peu moins d’amateurisme et un peu plus de professionnalisme SVP !

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L’homme est fait pour rester debout (vous avez 5 mn ?)

Oui, vous avez 5 mn…

5 mn pour AGIR pour la détresse qui nous entoure et pour donner un coup de main à ceux, nombreux, qui se bougent pour que ça change. Ou pour que, même si cela ne change pas, les plus démunis soient soutenus et aidés efficacement, professionnellement.

(je me parle à moi-même comme je vous parle)

5 mn entre 2 burps de réveillons, gavés que nous sommes. 5 mn entre nos « soucis » rarement vitaux si vous avez la chance de lire ces lignes au chaud devant votre ordi.

A quoi bon ?
Rien ne change…
Pffff, j’ai pas le temps.

Evidemment, on aimerait des coups de baguette magique, des tsunamis de bonté et des résultats garantis. Mais ça n’existe pas, désolé !

Vous avez (j’ai) 5 minutes pour y penser et faire quelque chose. Donner, faire un chèque, relayer comme par ce billet. Ca ne changera pas grand chose, une goutte d’eau peut-être seulement.

Comme dit le site de la Croix-Rouge, votre engagement ne tient qu’à un fil. Comme la vie quoi !

Pour participer, c’est ici :

L’homme est fait pour rester debout / Croix-Rouge Française

Heu, les Anonymous détruisent Facebook demain ? #DTC + EDIT via @moderateur

Edit du lundi 7 novembre, à lire sur le blog du modérateur « 

L’attaque de Facebook par Anonymous n’aura pas lieu

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Bon, j’ai hésité à publier ce billet un peu perso mais pas trop. En fait ce sont mes enfants qui me posent la question sur les Anonymous et la menace demain 5 novembre de casser Facebook. Ca jase pas mal autour du baby et dans les cours de Lycée ou dans la rue. Dans la vraie rue avec un sol qui râpe les genoux et des vraies conversations avec les paroles qui s’envolent et les écrits sur Facebook qui restent #oupas.

Ou pas. Parce que mes enfants et leurs amis y passent un temps énorme dans la rue virtuelle de Facebook. Ils sont habitués. Selon qu’ils aient 20 ou 15 ans ça fait 20 ou 30% de de leur vie entière qu’ils connaissent le truc et y passent 20 ou 30% de leur vie de loisir quotidienne. Qu’ils y passent de bons moment ou de plus mauvais. Quand parfois le truc social trop virtuel s’emballe et se grippe, plonge dans la violence pour un « unlike » trop rapide, un post pas trés bienveillant ou un « unfriend » définitif #oupas.

Donc Facebook c’est un peu un bout de leur rue à eux. Ils ont leur jardin secret, réel aux alentours du Lycée ou ailleurs, virtuel sur Facebook…

Et si tout cela disparaissait demain ?

Si les anonymous mettait tout par terre ? Ou si Facebook changeait les règles du jeu ? Continue reading

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Ne vous lancez pas dans le commerce en ligne par pitié !

url-3Depuis plus de 10 ans je vois différents projets se monter sur le net, de tous styles et ampleurs. Première galerie marchande pour Noël avec Amazon et IBM (en 99 ?), portails pro et moteur de recherche (Caloga, nous étions 1er licencié Google en 2000 en Europe, personne ne connaissait), site de l’éditeur de logiciels EBP, éditeur de logiciel en ligne de e-commerce Oxatis…

J’ai souvent comparé la situation à celle des grands ou petits explorateurs. Placez vous au 15e siècle et repensez à vos cours d’histoire. Les 1ers partis avaient l’appui de la couronne et de son trésor, trouvaient des routes, revenaient #oupas chargés de trésors, à grand peine bien souvent. Mais ils se distinguaient des vagues suivantes plus nombreuses mais moins bien dotées… les forçats, les émigrés involontaires, les obligés.

L’internet n’est pas la ruée vers l’or, il faut encore le répéter. Sans diaboliser ni angéliser, replacer la question dans son contexte réaliste. Malgré des discours éclairés, en discutant avec des porteurs de projets, j’ai souvent bien envie (je me retiens par politesse ou manque de temps) de leur dire :

Ne vous lancez pas dans le e-commerce, par pitié !

Voilà quelques (bonnes j’espère) RAISONS DE NE PAS SE LANCER. Continue reading

Gérer sa réputation en ligne, cela ne sert à rien #wtf



Je cherchais juste l’adresse le meilleur itinéraire pour un restaurant où je voulais aller… et j’ai changé d’avis.

– Même si j’aime le restau en question.
– Même si je savais déjà y aller.
– Même si je sais que les commentaires sont parfois fait par des concurrents.
– Même si les discours sur la réputation en ligne sont parfois incompréhensible pour les TPE et PME.

Même si, même si, même si…

Qu’est-ce qui empêche un restaurateur de jeter un coup d’oeil sur ce qui se dit sur son établissement ?

Rien, je regrette. C’est une faute commerciale impardonnable. En semaine, un établissement lambda fait parfois moins de 20 couverts le soir. Chaque client compte.

On parle de vous sur internet. Ecoutez, engagez la conversation, prenez vous en main nom de Dieu !

Je pousse un vrai coup de gueule !

Il existe des moyens simples Continue reading

La fin du e-commerce ? #event #minefi

ou l’avènement du commerce connecté…

Apathie, si on ne prend pas soin des clients ils vont peut-etre arrêter de nous enquiquinerTout un programme avec une accroche un peu disruptive pour une conférence qui a lieu mercredi 5 octobre 2011 au Ministère des Finances et de l’Industrie (voir invitation ci-dessous et ici).

J’espère avoir le plaisir de vous y croiser et de vous révéler l’avancée de quelques projets personnels ou plus larges.

En ce qui concerne la conférence, je suis réellement dans l’attente de voir les différents interlocuteurs apporter des réponses ou proposer des solutions aux questions qui restent en suspens depuis si longtemps.

Notamment :

 

  1. Comment sortir en France de notre niveau de  digitalisation tiers-mondiste du commerce de proximité ?
  2. Comment faire des commerçants concernés des acteurs de changement et non des spectateurs d’initiatives couteuses et pas encore efficaces, malgré la bonne volonté des organisations  professionnelles et institutionnelles ?
  3. Comment lever les freins à ces évolutions alors que les clients passent la surmultipliée avec les outils sociaux, la géolocalisation, les mobiles?
  4. Quels aménagements, fiscaux par exemple, peuvent accompagner le processus ?
  5. Les banques vont-elles s’investir enfin dans cette mutation de marché avec les paiements par mobile, NFC, etc ?
  6. Quelle place pour les questions d’identité numérique et de sécurisation des échanges?
Je suis peut-être un peu gourmand mais les sujets sont nombreux. Je termine avec un point très largement ignoré des commerçants connectés ou non, celui de leur outil de gestion commerciale. On n’en parle pas assez alors que des solutions existent qui permettent de connecter logiciel de gestion commerciale, de stocks, de caisse (TPV/PoS) et site de commerce. Et pendant ce temps-là, de pauvres commerçants mal informés font leur saisie à la main, en décalé, avec des erreurs de saisie… Pauvre France !
Le programme :

Cet évènement est organisé en lien avec la FEVAD avec qui le ministère a financé une étude réalisée par la société Malinéa Conseil, intitulée  » 2020 : la fin du e-commerce ou l’avènement du commerce connecté » et qui sera présentée à cette occasion.

Autour de ce thème, les deux tables rondes seront structurées autour de :
– le commerce électronique au service du commerce
– l’innovation : le service connecté au service du consommateur

Ce rendez-vous du commerce aura lieu :
le mercredi 5 octobre 2011, de 9 h à 12 h 30
au Centre de conférence Pierre Mendes France du ministère de l’Economie, des finances et de l’industrie, 139, Rue de Bercy 75012 Paris

e rendez-vous du commerce du mercredi 5 octobre 2011 :  la fin du e-commerce ou l’avènement du commerce connecté

 

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Eloge du silence…

Le cloître de MoissacLa boucler, mouler, muter, la fermer, se taire, garder le silence (pendant qu’on ne vous lit pas vos droits), se murer, faire zazen, méditer, faire la carpe (farcie ?), rester coi, être muet comme une tombe, perdre sa langue, bayer aux corneilles, être aphone, rester sur son quant-à-soi, silence !

J’ai gardé le silence. J’ai quitté Oxatis sans rien dire. Plus de signal de Papa Tango Charlie…

Mon droit, mon devoir aussi, mon choix, mon envie et mon besoin, check!
Sur un plan strictement professionnel, je ne devais rien dire. Ce n’est pas à moi d’expliquer ce que j’aurais pu subir. Privilège du petit (l’employé) sur le gros (l’employeur), je n’ai toujours rien à déclarer sinon que cette étape de rupture est si classique dans les sociétés de forte croissance, qu’elle ne mérite aucune explication fouillée. J’ai aidé la fusée à décoller, elle est sur orbite, on largue des étages en passant POINT. C’est partout pareil.

Sur le plan privé, c’est plus compliqué. C’est très simple si aucun lien ne se croise avec le plan pro, on explique ou on rassure, la vie continue, tout va bien.

Mais pour ce qui concerne les liens plus étroits, les amitiés pro pour faire court, c’est bien moins simple. Et ma simplicité à moi a été de la fermer. Il a fallu trancher, choisir une posture, celle du silence.

Le silence extérieur déjà. Sortir du terrain, laisser décanter, me tirer du brouhaha que j’avais moi-même orchestré et nourri depuis 2006 : pas facile de communiquer pour, de veiller pour, de réfléchir pour, de faire pour… pour plus rien. Rideau, chut !

Silence avec mes plus proches parfois au sein même de la boite. Trop de pression, trop de mots, de paroles déplacées, de confidences superflues et de chassés-croisés. Ami-ennemi, devinette, politique, intrigues… Ce n’était pas la cour (quoique !), mais j’ai tiré ma révérence.

 

Tous ces mots ! J’en ai eu l’indigestion. des hauts le coeur, le dégoût. Y compris donc de mes voisins de table (de travail). Je ne leur demande aucune excuse, il n’y a pas de mal. Je ne dédaigne pas les reliefs de mon repas, ceux dont ils ou elles ont pu se repaître, c’est bien normal ! Je suis parti en détox, en cure de silence. Mon Taizé perso de ressourcement et ça m’a fait du bien…

Valvert on air

Le silence, pourquoi en avoir peur ? Excellent écran de projection pour les plus paranos (comme moi), il peut être perçu bien négativement : se taire devient bouder, avoir de la rancoeur, faire la gueule, etc. Pourtant le silence est une respiration, une pause, un moment propice à la paix et au tri des sentiments.

Le silence intérieur m’a parlé. Une jachère du coeur et de l’esprit, hors du trop.

De mon trou normand, de ma détox, je n’ai pas perdu l’envie de partager encore avec ceux à qui j’ai imposé ce silence. Bien au contraire ! J’ai fait autre chose, changé d’air, d’horizon pour mieux revenir, avec un bel appétit de parler à nouveau.

Le silence a eu du bon, pour moi. Pour vous si la paix vous habite à nouveau. Pour nous donc peut-être si nous devisions jadis.

Alors, reprenons langue si le coeur vous en dit.