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Smart Check Out de Wizishop, test par Blog E-Commerce

Merci à Blog E-Commerce pour cet article qui commente et apprécie la nouvelle version du tunnel de commande de WiziShop. Nous l’avions découverte au Salon avec admiration, il faut bien le dire !

Le site de démo du Smart Check Out fait par WiziShop se trouve là.

Il s’agit d’une réponse au plus fort besoin d’évolution ressenti actuellement par les commerçants en ligne : abaisser le taux d’abandon de panier en rendant la collecte d’informations sur le client plus facile. La question est simple pour le client, perfectionnée pour le marchand…

L’article de Blog E-Commerce est ici :
Notre Test du nouveau Tunnel de Commande Wizishop E-Commerce
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La vidéo est ci-dessous

Smart Check-out by WiziShop from WiziShop on Vimeo.

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Digitalisation & magasins connectés – @cdeniaud TRIBUNE – DOC NEWS

Digitalisation & magasins connectés – TRIBUNE – DOC NEWS.

Une chronique de Cédric qui fait du bien au mental et à la vision tête haute : le SOLOMO et le cross canal concernent tous les réseaux de distribution. Il y a convergence avec le client en point focal, il y a élargissement du nombre de moyens de contacts, aussi !

Mon seul regret, Cédric, le fait que cela ne concerne pour le moment qu’un nombre limité d’enseignes… et que hors de ces grandes marques cela mérite encore plus d’efforts. Mais nous sommes là pour nous en occuper !

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Plateforme #ecommerce : I had a dream…

« Nous gérerions facilement nos boutiques en ligne, nous apporterions à coup sûr joie et satisfaction à nos clients, nous jouerions avec grâce et harmonie de toutes les gammes offertes par nos fournisseurs »

Secret beach

Secret beach. Le rapport ? Tu peux pas test : e-commerce et kite surf…

M’est apparu en songe une sorte d’ange hybride, un mix d’Obama-nager, de Martin Lutteur King of E-Business et d’un Génie-commerce qui m’a révélé ce dont je rêvais inconsciemment : un monde parfait où nous gérerions facilement nos boutiques en ligne, où nous apporterions à coup sûr joie et satisfaction à nos clients, où nous jouerions avec grâce et harmonie de toutes les gammes offertes par nos fournisseurs.

« I had a dream » proclamait-il dans mon sommeil ! « Moi aussi » pensai-je in petto. Et tout semblait lisse comme dans un film américain : notre ardeur au travail n’avait d’égal que la blancheur de nos sourires, les choses étaient simples et belles comme des Cadillac neuves. Nous regrettions de quitter le bureau pour aller faire du kite mais nos corps réclamaient quand même un peu d’exercice.

Las, mon rêve bleu et merveilleux fut interrompu par un tonitruant Marimba Steve Jobien : au travail ! La réalité était tout autre, évidemment, je notais avidement mon rêve afin de le partager avec vous en pour avoir votre avis…

1/ On ne jouerait pas au Lego sans cesse

Super Mario

Super Mario – Lego

Un commerçant n’est ni Super Mario (plombier de son état), ni informaticien.

Une évidence ?

La plateforme e-commerce du futur stockerait les différentes identités des personnes qui la gèrent, les informations des différents comptes sociaux, bancaires, marketing, plateformes tiers, etc. en un point unique et de droits bien administrés sans exiger à chaque opération de connexion d’un module, d’un export, d’un flux, d’un composant, une réidentification complète.

Ensuite, une telle plateforme intègrerait proprement et de manière lisible ses différents composants. « Code is poetry » dit le programmeur fleur bleue. J’ai envie d’harmonie sur le ton « Code is score » pour qu’un chef d’orchestre sache donner le « la » et assurer un minimum de cohérence à ce qui ressemble ni plus ni moins aujourd’hui qu’à un plat de spaghettis enchevêtrés.

Que les éditeurs de plateformes modulaires se sentent aussi visés, l’homogénéité des composants est parfois toute superficielle.

Dans mon songe, ma plateforme e-commerce était rangée comme l’AppStore, son modèle économique lui ressemblait, les éditeurs tiers y faisaient fortune…

2/ On serait « social » comme mon caviste

C'est geek un caviste ?

Un caviste, mais pas geek

Le g33k dirait « socheul » et le commerçant du bout de la rue le regarderait comme un extra-terrestre. Mon caviste (par exemple), ne pige rien à toutes ces pitreries. il n’est pas technophobe, il est déconnecté. Il ne passe pas son temps derrière la caisse : il visite ses fournisseurs, ses clients, il livre, fait le tour des domaines, un vrai électron libre. C’est aussi ce qui fait qu’il connaît son métier !

Alors une vraie plateforme e-commerce serait à son image : ouverte !

Elle ferait une place énorme aux outils sociaux, sans charabia. Pour lui permettre de se filmer, d’écrire et de se raconter en republiant où il faut : sur Google Adresses, sur Dis-moi-où, sur Twitter.

En travaillant son Klout et son star-rating, en faisant sa e-réputation nickel, mais sans avoir à suivre des séminaires destinés aux grandes boîtes (quoique, il leur vendrait des dizaines de flacons mirifiques).

La plateforme serait sociale avant d’être commerciale. Elle assurerait en amont un marketing fort : pour les clients, pour le référencement.

3/ On croiserait les canaux de distribution

Disons-le tout de go : il faut abattre les séparations qui existent entre Gestion Commerciale (le logiciel qui gère les Clients, le Stock, la Facturation et les Ventes dans une entreprise), le logiciel Point de vente (celui qui édite les Tickets de caisse et enregistre les Ventes, les points de fidélité aussi) et sites E-Commerce.

Évidemment, les « plombiers » vous diront que lier ces éléments est possible. C’est vrai. Entre POS (Point Of Sales, logiciel de Point de Vente) et Gestion Commerciale cela fonctionne assez bien, mais pas de manière standard avec les sites, rarement en temps réel.

Mais lier n’est pas articuler : mettre en relation permanente et complète un ensemble d’éléments complets de manière dynamique : les fiches des clients, les stocks, les articles ou services… en oubliant pas les points fidélité, les comptes sociaux, les paiements, l’historique en ligne… On y est pas du tout !

La plateforme moderne n’est plus une plateforme e-commerce. Elle a élargi son périmètre : c’est une plateforme de commerce.

4/ On serait centrés sur la gestion client (et pas que…)

Le client au coeur de la relation commerciale

Le client au cœur de la relation commerciale

La suite de cette question du multi-canal est celle qui pèche réellement : le site de commerce lambda qui gère de 500 à 5000 clients est « le cul entre 2 chaises ». Il est sorti de la zone de confort du marchand qui connaît individuellement chaque client (important au moins), il n’est pas encore assez staffé pour avoir un logociel de CRM (Customer Relationship Management)/GRC (Gestion de la Relation Client) et le responsable qui le pilote.

Donc ?

Donc il conduit comme Ray Charles sur l’autoroute : il pilote en aveugle, envoyant des newsletters à des populations non ciblées, sur des nouveautés ou des articles au feeling, ne travaille pas son ciblage avec des critères solides (récence fréquence montant – RFM par exemple) et une historisation individuelle. Le e-commerçant ne gère pas ses influenceurs/prescripteurs : le seul critère de chiffre d’affaires (puisque les comportements sociaux ne sont pas dans sa base) lui fait oublier qui parle de ses produits, qui est son ambassadeur, etc.

La relation client bien comprise intègre les habitudes de paiements, les usages de livraison ou de visite en magasin, la fidélisation, les retours de marchandise effectués, les tailles/couleurs/styles préférés, la composition de la famille, les relations amicales et de prescription dans les réseaux sociaux, etc. La relation client « à l’américaine » : faire de son visiteur un hôte, lui montrer qu’on l’aime par de petites attentions et une grande attention.

La plateforme moderne de commerce est centrée sur la relation clients, en plein coeur !

5/ Le paiement deviendrait un jeu

Le paiement deviendrait un jeu

Le paiement deviendrait un jeu

Vous vous souvenez du Minitel ? C’est l’outil formidable qui a donné à la France 15 ans d’avance pendant 20 ans puis 20 ans de retard avec internet pendant… on ne sait pas, on verra. Bref. En France on a la CB, la carte bancaire avec à sa tête le GIE CB, en gros un rassemblement de toutes les banques en France qui se sont mises d’accord pour faire de cette carte magique le sésame en matière de paiements avec beaucoup d’avantages (la puce, son acceptation partout, sa facilité, etc.) et ses inconvénients (retard technologiques, changement des usages, sécurité, etc.)

Alleluia !

Sauf que si vous vous intéressez un peu aux paiements :

  • Nos voisins Européens ou mondiaux ne paient pas tous comme ça : virements, comptes électroniques, NFC, Square qui arrive
  • La CB n’est pas liée aux outils sociaux (compte FB, Google+, Twitter, FourSquare, etc.)
  • De nouvelles techno arrivent et le GIE CB va les freiner
  • La CB n’est pas une carte de fidélité
  • La CB n’est pas adaptée aux paiements récurrents, aux abonnements
  • Avec 3D Secure elle dégrade les performances d’un site de commerce
  • Le web to store et le porte-monnaie électronique vont émerger
  • Le mobile explose, il va jouer un rôle dans l’identification (plus que dans la saisie répétée de n° de CB sur un clavier inadapté)

Il vous faut donc connecter UNE GRANDE QUANTITÉS DE MOYENS DE PAIEMENTS, retour à la case Lego ci-dessus. En ajoutant la case fidélisation et relation clients. Ça devient trop compliqué ?

6/ On aurait des interfaces riches

Des intterfaces graphiques dignes de Minority Report

Des interfaces graphiques dignes de Minority Report

Un vrai rêve, né d’un constat dans la réalité :

  • Du multi-écrans partout. Qui bosse aujourd’hui avec moins de 2 écrans ? Le e-commerçant moyen en a 3, dont souvent un seul pour ses stats.
  • Du tactile, du drag and drop, du pinch, du multitouch et de la sélection multiple
  • Des grands formats en tactiles : iPad mais aussi tables tactiles

Sans se prendre pour Tom Cruise, dans Minority Report, je rêve de pouvoir :

  • Étaler de grandes quantités d’images pour les glisser déposer sur des fiches produits
  • Regrouper des produits ou les multi sélectionner pour créer des pages d’offres ou de promos saisonnières
  • Trier éliminer des éléments de catalogues, sans saisie, juste du bout des doigts
  • Établir des pools de clients ou de prescripteurs pour communiquer avec eux avec différents médias

Chiche ? Quel éditeur de plateforme e-commerce se lance ?
PS : la gestion est restée longtemps en mode AS/400 ou DOS. Puis avec un certain retard sur le marché (par rapport à la PAO par exemple), de nouveaux éditeurs ont fait avancer les choses. Dans le domaines des TPV (Terminaux Points de Vente) par exemple.

7/ On resterait propriétaire de toutes ses données

Chaque solution e-commerce vous le dira : le jour où vous voudrez déménager vous pourrez reprendre toutes vos informations. Certes. C’est vrai. Mais comment ?

Le volume de données explose et les challenges liés à l’hébergement sont sensibles : le cloud, l’élasticité des offres, l’intégrité des données, leur disponibilité, leur historique, leurs utilisation par plusieurs prestataires (votre compta et l’expert comptable, votre graphiste et votre base d’images, votre catalogue et vos moteurs marchands)… permettent à des acteurs spécialisés comme Amazon ou DropBox d’effectuer des missions d’intermédiaires de stockage de manière nouvelle : la logistique de vos données.

L’idée : généraliser et standardiser l’hébergement spécialisé sur ce mode.

Un exemple : MaTPE.com, service de Devis et Facturation en ligne, qui stocke au fur et à mesure mes éléments comptables (Devis, Factures, Journaux comptables, etc.) dans un dossier DropBox. Ce procédé évite de nombreuses manipulations, me permet de partager facilement, sécurise mes données et les rend disponibles partout.

Je rêve réellement d’avoir accés de la même manière à mes bases clients et articles, à mes dossiers de photographies en ce qui concerne les sites que je gère. Les transferts sont aujourd’hui longs et fastidieux, pas toujours fiables. Ils sont aussi couteux 2 fois : en bande passante puisque la plateforme me facture chaque export au volume, en stockage également à un tarif sans rapport avec celui demandé par un spécialiste.

8/ On ferait du Big Data nous-mêmes

ou avec l’aide de spécialistes mais toutes les informations collectées concernant notre activité seraient exploitables, pour nous. Ou nous pourrions les céder ou les louer. Mais pas passer à côté d’un trésor caché.

9/ Chaque métier du e-commerce serait pris en compte

Dans des interfaces dédiées, sous formes de menus entièrement paramétrables et pour lesquels les patrons de sites auraient des possibilités d’administration étendues. Quand je vois les avancées réalisées sur des produits vieux comme le web, Sparrow par exemple, j’imagine les percées technologiques réalisables par le biais des interfaces riches. Du côté des interfaces, TweetBot me parait aussi exemplaire, surtout sa capacité à se décliner de manière souple et logique entre les différents supports : mobiles ou pas, tailles d’écran.

10/ On widgetiserait comme des fous

Netvibes, dashboard et widget

Netvibes, dashboard et widget

Intimement lié à ce qui précède, puisque les flux de données seraient disponibles et que les filtres, les traitements et les publications seraient paramétrables. Ce n’est pas une utopie, c’est ce que fait 3DS SwYm, la filiale de Dassault Système avec son offre de Réseau Social d’Entreprise entièrement widgétisable. En gros, on compose des modèles de pages (des dashboards) en choisissant des sources d’information affichées sous formes de modules paramétrables : la transposition au e-commerce me semble naturelle.

Le modèle ? Vous l’avez essayé probablement, il s’appelle NetVibes !

11/ Le temps, les saisons, l’animation

Alors que mon rêve s’achève, que son déroulement se termine, je considère cette question essentielle qui nous échappe si souvent : le rythme, le moment, le tempo. La vibration, la synchronisation, celle qui nous fait réussir ou échouer, faute d’avoir su s’accorder à notre environnement.

La plateforme e-commerce de mes rêves prendrait en compte de manière pertinente l’enchainement des opérations, la progression des performances, l’harmonie du développement du projet. Elle guiderait en douceur mais fermement son dirigeant à prendre en compte sa visibilité et son action de référencement et de présence dans les réseaux sociaux, avant de le faire stocker ou de commander en excès. Elle l’inviterait à faire du dropshipment plutôt que du stock inutile. Elle lui indiquerait comment faire pousser son catalogue en ménageant chaque branche du portefeuille produits, elle l’encouragerait à parler plus de lui et de ses services.

Mais ce n’était qu’un rêve… qui sera peut-être en partie réalisé ! Je m’y collerais peut-être si personne ne l’entreprend.

Vous en rêvez parfois d’une plateforme e-commerce de nouvelle génération ? A quoi cela ressemble-t-il ?

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Marchands du web, devenez éditeurs de contenu par pitié !

La barrière à l’entrée d’un nouvel e-commerçant sur son marché tient aujourd’hui en 3 mots : GÉNÉRER DU TRAFIC. Cet obstacle est ATYPIQUE et particulièrement MEURTRIER. Il existe des moyens de le franchir, jamais sans efforts, et de continuer à le dépasser pour alimenter votre site en visiteurs de qualité tout au long de sa croissance.

Cet obstacle n’est pas unique, il existe un nombre importants de pièges plus ou moins évidents à détecter ainsi qu’à contourner pour réussir. Cependant, dur d’échapper à une panne de clients malgré une offre pertinente, une bonne organisation, un bon travail en amont et dans l’exécution. Voici pourquoi, et pourquoi le métier de marchand est un métier d’éditeur. A défaut de changer, de nombreux e-commerçant vont végéter ou mourir…

Avant propos : La génération de trafic, une douleur partagée par tous les e-commerçants

Mon entreprise de conseil pour les e-commerçants, Valvernet SAS, va fêter ses 6 mois d’activités et plutôt que vous raconter par le menu les détails du démarrage (excellent, merci !) de ma petite entreprise, je souhaite attirer votre attention sur ce mal dont souffrent TOUS les marchands du web : ne pas réussir à attirer assez de visiteurs NOMBREUX et QUALIFIES.

Tous ? Oui, tous.

Le verdict est sans appel, quel que puisse être :

  • le chiffre d’affaires de l’entreprise (pour mes modestes dossiers cela va de… 0 à 2 millions d’€),
  • son âge (de 0 à presque 10 ans),
  • ses marges (là on ne commence pas à 0, j’y reviendrai)
  • son dimensionnement physique (nombre d’employés, logistique en propre, types de biens)

Tous les marchands recherchent du trafic, le moins cher possible, le plus générateur de chiffre d’affaires possible. En oubliant parfois des règles élémentaires de calcul de rentabilité ou en se méprenant sur les évolutions rapides de leur environnement web ou/et commercial : le cadre change, les clients changent. Tous en bavent, dans un environnement qui subi des changements violents et défavorables à leur activité.

Cette difficulté est ATYPIQUE car discrète : elle est minorée dans 90% des projets e-commerce.

Un contexte extrêmement défavorable et en dégradation

En comparant le terrain de jeu des commerçants en ligne à un bassin de compétition de voile, on est tenté de considérer l’environnement de manière neutre : chacun ayant la même météo, que le meilleur gagne. Dans la réalité, c’est inexact. Certains types ou tailles de bateaux ont des qualités qui leur permettent de tirer le meilleur parti d’un petit temps, d’autres de résister aux rafales, d’autres encore de jongler entre différents réglages avec célérité pour gagner dans une météo inconstante.

Sauf que dans la situation météo actuelle, les conditions génèrent de la casse dans le e-commerce.

La situation du e-commerce en France est paradoxale

Combien gagnent les e-commerçants ?

En moyenne, un site e-commerce en France réalise 900 000 euros de chiffre d’affaires. Mais dans la pratique, 74 % des sites ont généré moins de 100 000 euros de revenus en 2010. Un e-commerçant sur trois dispose d’un chifre d’affaires annuel inférieur à 15 000 euros et 40 % d’un chiffre d’affaires compris entre 15 000 et 100 000 euros. Moins de 4 % des sites marchands disposent de revenus annuels dépassant les 2 millions d’euros.
Source : Journal du Net

Car de plus en plus de sites se lancent, créent des emplois. Une partie de l’offre IRL ou de sa distribution passe online, les canaux de distribution se complètent les uns les autres. Le e-commerce est bien une opportunité réelle de croissance économique, de satisfaction des consommateurs, de fidélisation des clients et de modernisation de l’ensemble des services du commerce. Je trouve très positive l’action de la FEVAD qui encourage le secteur à se développer et assure un aplanissement des difficultés dans cet environnement.

Cependant : à peine 25% des sites font plus de 100.000 €. Pour couvrir un modeste 1er salaire (avec charges, soit 30K€, comparez avec un Plombier) il faudrait faire 30% de marge… On est donc loin du compte pour l’essentiel du secteur. C’est une réelle catastrophe quand on sait que l’activité est extrêmement cyclique : une majorité de sites font plus de 50% de leur CA sur le dernier trimestre et le financement de mois de vaches maigres, d’un stock qui tourne au ralenti sur une longue période, les rends gourmands en capitaux. Ce que ces sites modestes n’ont pas en général. D’autre part  les  dépenses de marketing EXPLOSENT. Chez tous les marchands.

(Parenthèse, on a des niveaux de dépenses qui doublent ou même multiplient par 10 le montant de l’investissement lié à la construction du site, hors sujet de ce billet)

Pourquoi ? Et depuis quand a lieu cette dégradation de la génération de trafic ?

  • Depuis la hausse des prix AdWords qui n’a jamais cessé depuis plus de 4 ans

En fonction des secteurs, les prix au clics sur enchères se sont corsés naturellement par l’arrivée de concurrents de plus en plus nombreux. C’est un effet direct de la concurrence.

Recherche sur une clé USB : CDiscount, Amazon, divers marchands...

Recherche sur une clé USB : CDiscount, Amazon, divers marchands…

Ensuite, le poids des places de marché et des comparateurs, qui ont aussi mené de grosses campagnes de mots-clés saisonnières, a rendu les places au soleil très coûteuses pour les « petits » sites.

Google n’ayant pas de concurrent, l’opacité du prix du clic est totale : je ne leur fais pas de procès d’intention je ne leur prête aucun comportement déplacé. Mais tout est possible en l’absence de contremesure ou d’autorité compétente.

Pour terminer, il faut ouvrir les yeux chers futurs e-commerçants, c’est une véritable gabegie qui règne sur la distribution et vos publications de produits aux moteurs marchands, de comparateurs de prix ou d’affiliation. Vous raisonnez simplement en vendeur d’un produit ? Dites-vous que vous êtes entourés de professionnels de la grande distribution qui pensent remise arrière (si les ventes sont à l’objectif), participation du fournisseur aux frais publicitaire (le fabricant paye le distributeur pour ses dépenses), cascade opaque de circuit de revente (dropshipment par le fabricant d’un produit vendu par Y qui revend sa commande à X en échange d’une commission). Côté visibilité des produits : de très grandes marques ont un site en délégation sur une grosse plateforme qui vend les mêmes produits à partir du même stock et gère leurs campagnes marketing dans lesquelles vont se retrouver vos produits, agrégés pour être republiés sur des moteurs marchands ou sur des sites de contenus en affiliation.

L’usine à gaz… Alors quand on vous dit « Go go go ! », réfléchissez à 2 fois (dans gogogo il y a gogo)

  • Depuis les évolution du référencement

Que recherche un utilisateur lambda d’internet quand il tape un mot-clé ? Vous le savez vous ? Non. Moi non plus.

Mais le métier de Google est de classifier les informations, c’est même son unique tâche. Et de séparer l’ivraie du bon grain. Soyons clairs : vos produits sont l’ivraie du web, le mauvais grain pour une recherche classique dans Google. Leur moyen d’accès n’est pas encore Google Shopping, il n’est même pas sûr que cela arrive un jour, mais Google (Panda, Pingouin, peu importe) écarte les contenus « pauvres ». Et votre fiche article est facilement évaluée comme pauvre par Google si elle répond à un certain nombre de critères :

  • Elle est peu dense en texte
  • Elle est voisine en contenu avec ce qui existe déjà su le web (éliminatoire si dupliquée OU prime à l’originalité)
  • Elle est peu illustrée
  • Elle a de mauvaises performances (surtout si Google Analytics LE SAIT)
  • Elle a peu de liens entrants (donc si les blogs/réseaux sociaux en parlent)
  • Elle est mal catégorisée, classée, structurée, merchandisée (comme la palette de produits perdue au mauvais endroit dans un hyper)
  • Elle n’est pas fraîche
  • Etc.

Google est ton meilleur ami, Google sait. Et la triche ne paye pas longtemps, à moins de recommencer encore et encore (gendarmes, voleurs, un jeu sans fin).

Le deal repose donc SIMPLEMENT sur le CONTENU. C’est simple donc c’est très difficile à exécuter : comme la Joconde, un siège Panton, un verre Duralex, une Swatch, etc. Juste ça…

Une mauvaise identification de l’utilité du trafic

Ce lien entre contenu et trafic est une notion qui peine à s’imposer clairement en France. Il s’agit d’un paradoxe dans un pays connu pour ses grandes marques qui « racontent quelque chose ». Il est d’une évidence banale : je propose du contenu de qualité, Google m’aime, Google m’envoie du trafic.

La notion de trafic fait déjà l’objet d’un malentendu criant de le part des marchands. Toujours plus, toujours plus cher, au mépris des critères de conversion (mesurer, sélectionner ce qui fonctionne, optimiser, recommencer sans cesse) et d’un optimisme souvent déplacé : je dépense beaucoup (trop) aujourd’hui, je récolterai (peut-être) demain. C’est ce qui amène de nombreux e-commerçants à couler leur site en dépassant leurs capacités d’investissements.

La notion de trafic qualifié est un second malentendu fatal. L’unité de mesure retenue par le commerçant en ligne est bien souvent le clic, le produit, la visite. Nous sommes à une époque où des notions de communautés, d’attention, d’engagement, de viralité occupent la une des sites spécialisés et les marchands continuent à mettre leurs produits en ligne comme des boites de petits pois…

Il ne faut pas tout confondre :

  • Confondre pertinence (peu de trafic, mais des ventes) et popularité (du passage mais personne n’achète)
  • Penser uniquement 1ère position Google (directement lié à ce qui précède : on peut performer sur des combinaisons de mots-clés complexes)
  • Oublier ce qu’attendent les clients
  • Oublier qu’ils peuvent revenir
  • Délaisser ceux qui sont arrivés dans votre boutique par hasard

Bref, vous voilà amenés à adopter 2 comportements contradictoires (c’est fréquent en termes de marketing) : compter chaque centime pour connaître des ROI au produit ET AUSSI avoir une stratégie globale satisfaisante pour vos prospects avec des contenus riches, difficiles à élaborer et sans aucune idée préalable de leur utilité…

Comment générer du trafic alors ? et pourquoi s’appuyer sur du contenu ?

Reprenons :

  1. Vous avez besoin de trafic

  2. Ce trafic doit être qualifié

  3. Vous pouvez l’acheter

  4. Il est de plus en plus cher, et difficile à gérer

  5. Google peut vous en amener gratuitement (référencement naturel)

  6. Vous devez donc intéresser des visiteurs et les faire acheter

  7. Vous pouvez aussi les faire revenir

  8. Les fidéliser, les intèger à vos admirateurs, les transformer en ambassadeurs

Si quoi ? Comment faire ?

Vous pouvez générer du trafic de qualité en éditant du contenu. CQFD

C’est à ce moment que mes entretiens avec les commerçants en ligne prennent un tour humoristique : on a parlé pendant des heures, ou des jours, ou des mois parfois. J’évoque avec eux la possibilité d’étoffer leur site en parlant d’eux, de leur marque s’ils en ont une (c’est beaucoup plus fréquent qu’il n’y paraît, même les TPE ont toujours un ADN de marque, quelque chose de solide sur quoi appuyer la construction d’une marque, un personnage) et le patron me dit « Ha mais on va dire quoi ? ». Ce qui est en parfaite opposition avec son comportement avec moi (qu’est-ce qu’on bavarde) et pire, avec ses clients.

(Parenthèse : bien parler c’est tout d’abord écouter.En général les chefs d’entreprise ont une grande capacité d’écoute envers leurs clients).

Donc, le contenu est là. Google et vos clients vont se régaler, vos concurrents vont le payer cher, vous êtes à un doigt de mettre le turbo sur vos ventes en ligne.

Thevenin plombier à Perrigny lès Dijon

Une marque, une vraie : Thevenin plombier à Perrigny lès Dijon

Voici comment :

  • En ayant une marque
    Même « Christophe Durand plombier depuis 2010 » fonctionne. Un visage, une voix sont déjà une marque (que les puristes du branding me pardonnent)
  • En parlant de vous
    Même s’il est dur de passer de l’oral à l’écrit (vous pouvez vous faire aider), vos futurs clients (et Google) veulent vous connaître : qu’est-ce qui vous distingue ?
  • En parlant de vos produits ET de vos services
    Avec amour, pas en listant des caractéristiques ou en recopiant le catalogue de votre fournisseur ET en expliquant COMMENT vous rendez service à vos clients.
  • En étant mobile et réactif ou participatif
    Soyez régulier, changez d’avis et dites pourquoi, montrez que vous êtes vivant, actif, que vous vous préoccupez de votre business. Attirez l’attention et impliquez vos clients dans votre développement.
  • En racontant des histoires
    L’ensemble ne ressemblera pas à la quête du Graal ? Comment ça ? Votre histoire est passionnante, comme celle de tous les commerçants à qui vous accordez votre confiance.
  • En anticipant
    Commencer à parler, oublier, bloguer, expliquer votre projet, nourrir Google AVANT de lancer les frais de construction de votre boutique en ligne et de dépenser de l’argent avec Google AdWords.

Pour conclure

Ce billet est beaucoup trop long, mais Google va se régaler. Si vous avez lu jusqu’ici, bravo !

Ce billet a été écrit à l’arrache, vous pouvez faire pareil. Google aime le quick and dirty, les éditions, les corrections. Vos clients comprendront et seront rassurés que vous ne soyez pas un être parfait (et inhumain). Il vaut mieux privilégier la vitesse à la perfection. Pour publier sur le web on n’abat plus une forêt et les corrections sont toujours possibles.

Ce billet surtout vous a permis de comprendre comment passer du stade :

  • je monte une  boutique, je banque, je rame

au stade

  • je monte une marque avec un joli story telling et j’abaisse mon seuil de rentabilité

Je vous souhaite personnellement très bon courage si ces questions vous parlent, la partie ne va pas être facile à jouer, vous aller probablement en baver mais ce sera passionnant et vos efforts devraient être récompensés !

Post-scriptum

Ce qui précède est micro-économique. ce n’est sûrement pas ce qui sauvera le e-commerce en France. Mais j’en profite pour glisser un mot sur l’évolution du marché. Nous sommes dans une culture du prix bas, conditionnée par les grands distributeurs qui après-guerre ont permis l’abondance de biens, l’accès aux meilleurs prix, etc. Au détriment parfois du service, de la proximité, du conseil et des relations humaines. C’est un constat.

La revitalisation des centres urbains s’est faite malgré ces grands distributeurs, avec le développement des enseignes en franchises et une forte volonté des institutionnels.

Les « petits » e-commerçants ont un rôle à jouer dans le même sens ; proximité, authenticité, liens entre les canaux de distributions, services de qualité, etc. Les grands acteurs du e-commerce souffrent, prix à leur propre jeu.

Profitez-en !

Lloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs « Parce que les dés sont pipés… »

Une parodie hilarante du PDG de la fameuse banque américaine. C’est une PARODIE. Je le répète car j’ai entendu parler de cette vidéo de manière sérieuse.

Il me faudrait voir le reportage passé cette semaine à la télé sur cette banque… on note quelques remugles nauséabonds dans cette période agitée. Pas très bon tout ça.

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Stupides et drôles, ils envahissent les Internets : les mèmes

Il arrive que les choses soient si confuses, si rapides, si bêtes mais si fortes et peut-être utiles à comprendre, qu’il faut que quelqu’un se dévoue pour les expliquer, les décrypter, les rendre intelligibles (intelligents ?).

Là-même, c’est le cas des mèmes. Les mèmes, pas les mêmes ou les mémés.

Stupides et drôles, ils envahissent les Internets : les mèmes

Aucun intérêt me direz-vous (je parle souvent à des commerçants en ligne en fait et c’est à eux-même que je pense juste là) ?

Des conneries de LOLcats, de licornes insalubres, de faces de rages en mode déconne pour mes ados, qu’en faire ?

So/Cult (Célina et Olivier) se dévouent et sortent le décodeur. Découverte : vous avez beau vendre des ustensiles de cuisine à des seniors, être spécialisé dans le siège de bureau anti-arthrose, dans la canne à pêche anti-escarres (ça y est, j’exagère), les mèmes et leurs codes de communication peuvent apporter à votre marque, étoffer sa communication. En racontant une histoire passionnante à vos (futurs) clients.
Ca tombe bien, c’est la spécialité de So/Cult à qui je passe le micro, bonne découverte !

Pour en savoir plus :

So/Cult : storytelling / transmedia

www.socultstudio.com/

Une bonne idée c’est bien. Une bonne histoire c’est mieux.