Arrêtez de faire déborder votre entonnoir de conversion par pitié !

Moins de 3%*.

Si vous avez du bol, c’est le nombre des visiteurs qui vont se transformer en clients après que vous aurez payé** pour les faire venir sur votre site. 3% de votre audience qui va lire un article, demander des infos, payer un produit, bref : passer à l’acte !

Et alors ?

Alors, ce taux est encore plus bas si vous comptez les personnes qui vont devenir votre ambassadeur : vous recommander sur Facebook ou conseiller votre boutique à leurs amis.On parle de moins de 0,5%**.

Ceci explique que tous les annonceurs mettent autant d’énergie et de budget depuis des années à mettre au point des messages destinés attirer l’attention des lecteurs, des clients et prospects : pour moins de 3% de rendement. Des messages que nous ne voyons pas, bombardés que nous sommes dans un environnement numérique où l’ignorance est la règle. La plupart des gens sont trop pressés pour lire, penser, passer à l’acte.

L’erreur la plus répandue consiste donc à faire plus de bruit, attirer d’avantage l’attention pour bourrer l’entonnoir de conversion coûte que coûte. Élargir le public visé, la cible. Mais constater qu’un public plus large est encore plus difficile à transformer.

Alors, que faire de votre entonnoir ?

  • Prenez conscience de son fonctionnement. N’imaginez pas avoir un public facile à convertir.
  • Travaillez à colmater ses fuites, cherchez où sont les échappatoires dans le trafic, les comportements inattendus.
  • Si possible, raccourcissez ou supprimez des étapes, car chacune coûte cher.
  • Proposez des parcours différenciés, segmentez. Vous pouvez obtenir de forts taux de conversion sur des cibles spécifiques, ne manquez pas ces opportunités.

 

Mes remerciements :

– à Julien COQUET (aka Transfo Rimpoché) pour m’avoir inspiré avec son billet “Parlons conversion et transformation ou comment mesurer la performance de votre site web”
– à Seth GODIN pour son billet “The unforgiving arithmetic of the funnel” que je me suis permis de paraphraser, qu’il me soit beaucoup pardonné ;-)

 

 

Notas :
* Pour 2011, la FEVAD donne un taux de transformation de 2,7 (en hausse) pour le commerce en ligne en France (Journal du Net)
** “aprés que”, pas de subjonctif
*** D’aprés une étude ADMAP (sept/nov 2011) et Antoine DUPIN, le taux d’engagementFacebook moyen est de 0,5%

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Consultant marketing et eCommerce, organisateur et animateur d'événements chez @Valvert - Shake Event
Créateur et animateur de "Shake your ecommerce" le congrès de la communication, de la distribution et du numérique.

Consultant et formateur #ecommerce #marketing

#shake18 à Marseille c'est le 17 et 18 mai 2018 @ShakeEvent

Président @eComProvence.

Animateur @WakeUp_AMFT#AMFT #FrenchTech.
Blog sur www.valvert.net.
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4 réflexions au sujet de « Arrêtez de faire déborder votre entonnoir de conversion par pitié ! »

  1. Oui tu as raison 🙂
    Je tirais un peu le trait pour souligner que si l’acquisition est une problématique bien connut des ecommerçants la conversion reste encore malheureusement dans certains stéréotypes (de gros boutons d’ajout au panier par exemple) et non pas centré sur l’expérience client.

  2. Ping : Arrêtez de faire déborder votre entonnoir de conversion par pitié ! | Valvert.net | Veille Médiablue | Scoop.it

  3. Ce n’est pas une question toute bête Benoit et tu connais la (les) réponses…

    1/ Prêts ou capables. En général s’ils ont la tréso, ils préfèrent la mettre dans le stock pour une large partie.

    2/ 10.000 € c’est beaucoup, et c’est peu… Beaucoup déjà pour tâter le terrain et faire tourner quelques campagnes, tester ses familles de mots-clés, la pression concurrentielle et connaître un peu le ROI imaginable et là où il y a des paliers de prix au clic (lorsqu’ajouter du budget commence à ne plus donner grand chose).

    3/ Soigner les photos et constater que le retour est possible ? Ca fait une dizaine de séances à ce prix là, ou bien un système à plateau tournant et éclairage et un boitier et pas mal de produits si ils ne vendent pas des avions. Là encore expérimenter est nécessaire… Et comprendre aussi que le bon cliché doit sortir du site, apparaitre dans les moteurs marchands, dans google products et images…
    3’/ Je penche aussi pour des solutions créatives, même avec un iPhone et Instagram. Ca permet (encore) de se distinguer. C’est ça la créativité 🙂

    Donc voilà, pas mal de pistes, à condition de se focaliser sur le taux de conversion. Et à condition d’avoir déjà du trafic. On est d’accord ?

  4. Tiens question toute bête :
    Combien de e-commerçants sont prêts à dépenser 10 000 €dans Adwords ?
    Et maintenant
    Combien de e-commerçants sont prêts à dépenser 10 000€dans des shooting photos HD ?
    Et après on se demande pourquoi les internautes ne convertissent pas…

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