Ne vous lancez pas dans le commerce en ligne par pitié !

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Ne vous lancez pas dans le commerce en ligne par pitié !

url-3Depuis plus de 10 ans je vois différents projets se monter sur le net, de tous styles et ampleurs. Première galerie marchande pour Noël avec Amazon et IBM (en 99 ?), portails pro et moteur de recherche (Caloga, nous étions 1er licencié Google en 2000 en Europe, personne ne connaissait), site de l’éditeur de logiciels EBP, éditeur de logiciel en ligne de e-commerce Oxatis…

J’ai souvent comparé la situation à celle des grands ou petits explorateurs. Placez vous au 15e siècle et repensez à vos cours d’histoire. Les 1ers partis avaient l’appui de la couronne et de son trésor, trouvaient des routes, revenaient #oupas chargés de trésors, à grand peine bien souvent. Mais ils se distinguaient des vagues suivantes plus nombreuses mais moins bien dotées… les forçats, les émigrés involontaires, les obligés.

L’internet n’est pas la ruée vers l’or, il faut encore le répéter. Sans diaboliser ni angéliser, replacer la question dans son contexte réaliste. Malgré des discours éclairés, en discutant avec des porteurs de projets, j’ai souvent bien envie (je me retiens par politesse ou manque de temps) de leur dire :

Ne vous lancez pas dans le e-commerce, par pitié !

Voilà quelques (bonnes j’espère) RAISONS DE NE PAS SE LANCER.

1/ Lancer et placer une boutique en ligne sur orbite coûte cher.

Soyons concrets, impossible de faire créer votre site à moins de 2000€ pour la 1ère année. Et le montant peut-être bien plus élevé évidemment :
Une solution en ligne comme Oxatis, WiziShop ou PowerBoutique vous coutera entre 600€ et 1500€ la 1ère année auxquels il faut ajouter au moins 500€ pour un habillage graphique basique. Pensez aussi à un ordi, un logiciel de gestion. Regardez bien si le statut d’auto-entrepreneur vous convient (80 000€ de CA max pour une activité de négoce, sans récupérer la TVA), envisagez sinon de créer une SARL… Rien de gratuit ou qui permette de se lancer « pour voir ».

Ajoutez un budget de mots-clés, un peu de stock, du matériel…

Vous m’objecterez que se lancer sur eBay est possible. Oui, on peut et c’est parfois la seule solution.. Faire les marchés aussi pour éviter de créer une vraie boutique par exemple, ce qui n’est pas exactement le propos aujourd’hui. Avec moins de capitaux, mener une activité en parallèle est possible et parfait dans certains cas ou en complément, ce qui exigera plus de difficultés, de temps.

*  Etre e-commerçant exige de travailler beaucoup

Quel miracle de la technologie… L’Internet (avec une majuscule, comme à Dieu), le virtuel, le dématérialisé. ET pourquoi pas la télépathie tant qu’on y est ? Travailler dans son canapé, de temps en temps, mais bien sûr ! #ironie
Je rencontre des porteurs de projets qui n’ont pas même idée du temps nécessaire pour exécuter ces actions élémentaires quotidiennes du marchand du web, par exemple :
- Créer UNE fiche produit (photo, écrire le txte, mettre en ligne, faire plaisir à Google)
- Préparer UNE commande (commander au fournisseurs, stocker, emballer, étiqueter,  affranchir, déposer à la Poste, etc.)
- Mettre en place UNE campagne de mots-clés

Ces porteurs de projets, parfois cadres d’entreprise, méconnaissent le niveau incessant d’activité des commerçants en ligne débutants ou plus avancés. Ils ignorent la place (physique !) que peut prendre leur activité.

Evidemment, il existe un grand plaisir à exercer ce métier et la possibilité de choisir son lieu de vie comme la modularité horaire offerte sont toujours trés pratiques. Mais enfin, dépassons l’image d’Epinal de la Mompreneur maman parfaite commerçante à succés ou du jeune commerçant dilettante de 25 ans. La maman du web travaille souvent bien plus d’une employée lambda pour un revenu inférieur, quant au marchand vacancier… envoyez-le moi pour interview ;-)

* Il n’est pas nécessaire d’avoir une idée

Dans le top des illusions, avoir l’idée géniale est au firmament des mirages dangereux.

Franchement, cela doit vous inquiéter et votre entourage doit vous alerter si vous avez l’impression d’avoir trouvé le truc incroyable dont personne n’a eu l’idée avant. Pensez toujours :

- Que si une idée est réalisable, c’est d’abord par vous si vous en avez envisagé tous les aspects

- Que si vous gardez votre idée secrète vous ne bénéficierez pas des critiques constructives de votre entourage

- Que sûrement quelqu’un a eu la même mais ne le fera pas pour mille raisons

- Que si quelqu’un a la même et se lance, il y a une chance sur un milliard que le résultat soit le même

- Que la majorité des entreprises qui réussissent ne sont pas basées sur une idée géniale

- Que démarrer en premier sur un marché revient souvent à défricher au bénéfice d’un second ou d’un challenger qui apprend de vos erreurs

Alors on se détend, on ne compte pas sur une idée géniale pour se lancer : je peux vous citer des dizaines d’exemples d’entrepreneurs qui ont simplement fait pareil, mais mieux…

 * La qualité de la réalisation importe plus que tout

En effet, plus que l’idée c’est la manière d’exécuter votre plan qui va faire la différence. Parfois la rigueur dans la réalisation (Location de voitures UCAR), parfois l’approche des clients (Michel et Augustin), la rupture dans l’offre produit (Starbucks), etc.
Il ne s’agit pas seulement d’avoir une idée mais aussi de talent professionnel, pas forcément en termes de commerce en ligne, mais de posséder un métier. Cela peut-être de fabriquer de beaux produits,de savoir parler à une clientèle spécifique, de maîtriser les « tricks of the trade » d’une profession (expertise, négoce), etc. Vous pourrez toujours compléter en fonction de vos manques mais il faut vous appuyer sur une connaissance métier forte et une réalisation sérieuse autour.

* Il vous faut trés bien connaitre vos produits ou vos clients ou bien encore mieux, les 2

« Je monterai bien une boutique en ligne, qu’est-ce qui marche bien en ce moment ? » A cette question, je réponds avec le sourire, en essayant de détecter sur quelles compétences un projet est envisageables. « Quels produits connaissez-vous ? »   »Heu… » Je creuse : »A quels clientèle vous adresseriez-vous ? » « Bah, je verrai… » Les éléments de catastrophes sont réunis et HEUREUSEMENT que ce type de futur ex e-commerçant n’a en général pas de budget d’investissement….

Le e-commerce est un métier d’intermédiaire entre une offre (les produits ou services avec leur caractéristiques, leurs prix, leur disponibilité…) par rapport à un marché (si on prend en compte les concurrents) vers ses clients (leurs attentes et moyens). Il vous faut donc nécessairement maîtriser (ou apprendre à maîtriser) tout ou grande partie de ces variables pour devenir un acteur de valeur.

* La concurrence est forte

C’est cette information que masque habituellement l’idée géniale qui fait croire au Père Noël du e-commerce. La concurrence est là, elle est partout, elle est souvent invisible.

La concurrence directe est difficile à évaluer en termes d’importance mais qu’importe, elle traduit l’existence de votre marché et son existence est souvent ou bonne nouvelle. Prendre une position de challenger est parfois plus jouable et profitable que de créer ou éduquer un marché

Mais la concurrence indirecte est souvent sous évaluée. Je vous donne quelques exemples :

- Concurrence indirecte liée au canal de distribution. Votre client aura-t-il envie d’acheter sur le net ? (sans essayer le produit par exemple)

- Concurrence indirecte liée à l’existence de produits de substitution. Quelle force aurez-vous pour être visible et faire évoluer les usages ?

Le commerce sur internet permet néanmoins de se démarquer et de jouer sur la « Longue traîne« . Prenez ceci en compte pour en faire un atout : la distribution de produits rares, personnalisés, de niches est possible et rentable si elle est gérée avec finesse et économie. Internet permet de connaitre précisément les besoins des clients et de les satisfaire.

* Vous serez trés seul

Comme tout chef d’entreprise, vous allez devoir compter sur vous-même. Mais les conditions d’exercice du commerce en ligne sont plus « isolantes » que dans de nombreuses activités : bureau-maison, échanges à distance, horaires décalés, etc.

C’est noté ? Alors pensez à utiliser les réseaux sociaux, votre blog, vos relations, à vous installer prés de chez un fournisseur pour garder un tissu relationnel dense et porteur.

* Il va falloir être trés agile

L’agilité c’est la combinaison de la souplesse et de la vitesse. Pourquoi être agile ?

Pour s’adapter aux changements de goûts de vos clients et en faire des opportunités. En adaptant vos gammes de produits par extension ou réduction…

Pour profiter des nouveautés des acteurs du marché. Stock délégué chez Amazon, distribution sur les places de marché, logistique avec SoColissimo, paiements nouvelle vague, mobilité…

Il faut peut-être changer de mentalité si vous vous lancez en changeant de métier. C’est une source de stress grave de manquer sans cesse de repères. Il faut être jeune #oupas, adaptable et ce n’est pas donné à tout le monde.

Se former, s’informer, veiller, échanger avec les pros est une clé de succés. Autant pour détecter des opportunités que pour garder le cap avec des courants latéraux.

 

Peut-être n’ai-je pas réussi à vous dégoûter de vous embarquer dans l’aventure. J’ai tenté de vous prévenir, si vous quittez la terre ferme pour cette odyssée ce sera en connaissance de cause. Tout n’est pas aussi noir et chacun peut faire des inconvénients des opportunités, jouer d’atouts inédits, faire preuve de talents.

Dans ce cas, bon vent. Mais si vous n’êtes pas assez inconscient ou si ce qui que j’ai évoqué plus haut vous inquiète, alors…

Ne vous lancez pas dans le commerce en ligne par pitié !

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Valvert

Consultant marketing et eCommerce at Ommerce by @Valvert
Hervé Bourdon, fondateur de la société Ommerce.net. Notre équipe donne un coup de main aux entreprises du e-commerce pour augmenter leur visibilité, réussir leur croissance, satisfaire leurs clients.
Blogueur sur www.valvert.net.
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44 Commentaires

  1. BenjaminBenjamin11-02-2011

    Article intéressant ! Par contre, il faudra m’expliquer comment tu réalises un site E-commerce pour 2000 euros. Je pense qu’il te manque un zéro… Sans déconner, il faut arrêter de faire croire aux gens qu’ils peuvent avoir un site e-commerce digne de ce nom à ce prix là. Et puis une charte graphique à 500 euros… c’est le tarif journalier d’une petite agence…

    • valvertvalvert11-02-2011

      @Philippe Je t’explique : tu prends une solution sur plateforme. Je redonne les noms : WiziShop, Oxatis, PowerBoutique, MagentoGo, PrestaBox, Box E-Commerce de la Poste, etc.
      Tu payes un abonnement mensuel et tu te débrouilles. En payant un peu plus tu fais adapter (pas créer) les éléments graphiques que tu veux.
      Ca fait 2000€, à la louche.

      Oui, je n’ai pas tout compté. Non, tout le monde ne fait pas comme ça.

      Je préconise bien évidemment de se faire accompagner, et c’est bien évidemment plus coûteux.
      Un bon référenceur, ajoute des milliers d’€.
      Une agence pour te faire un beau et bon site : encore quelques milliers d’€.
      Un conseil en gestion et/ou en marketing : encore quelques milliers d’€.

      Comprends que je n’ai pas voulu dramatiser mais que j’aurais pu. Je reviendrai sur ces sujets…

      • valvertvalvert11-02-2011

        Pardon, je m’adresse @Benjamin concernant le prix des agences et la nécessité d’un accompagnement.

  2. philippephilippe11-02-2011

    Petite précision pour répondre à ton interrogation : le lancement du commerce par IBM c’était le 15 octobre 1997 !
    C’était ambitieux et précurseur, trop sans doute, et s’appelait Surf & Buy

    http://www.ebusiness.info/article.php3?id=1056&rub=AFF&search=&page=

    La veille Microsoft avait fait de même avec un projet nommé eXmas.

    Le lancement a eu lieu, pour ces 2 projets, à l’ECHANGEUR … raison pour laquelle je m’en souviens si bien ;-)

    • valvertvalvert11-02-2011

      Merci @Philippe pour ces précisions. J’ai un peu écrit le billet sur mes genoux et à l’adrénaline, sans documenter ces détails qui ont leur importance historique. Il n’y avait pas beaucoup d’internautes à l’époque (juste aprés la grosse boule de feu, les dinosaures, Vercingétorix etc.)

      • NancyNancy01-04-2013

        Salut, c’est bien sympa tout ça, mais si « par pitié, il ne faut pas créer de ecommerce? » Quelles sont les autres options? Quand on a des idées et 10000 euros? Histoire de savoir quoi faire de sa vie?
        Merci

  3. sylvainsylvain11-02-2011

    J’adhère à la logique générale de l’article. Trop nombreux sont ceux qui se plantent par méconnaissance de l’environnement web en pensant que c’est un eldorado.

    En revanche, je suis aussi 100%d’accord avec le commentaire de Benjamin.

    • valvertvalvert11-02-2011

      Je ne dénonce pas vraiment un eldorado. Je me méfie des illusions et en cela mon message est aussi celui qui peut être adressé à n’importe quel entrepreneur.
      Il faut savoir à quoi s’attendre.

      Je ne crie pas avec les loups, il est trés possible de réussir mais il faut savoir quels écueils éviter ou surmonter.

  4. STPoSTPo11-02-2011

    Benjamin +1000.
    Intéressant mais rajoute un zéro et arrêtons de faire croire qu’un site e-commerce coûte le prix d’une botte de radis, 2000€ c’est ce que je fais payer pour un site web vitrine statique à une TPE.

    Lisez ça tiens : http://enricopanai.com/blog/combien-ca-cout-faire-un-e-commerce-tous-les-frais-detailles/

    • valvertvalvert11-02-2011

      @STPo Merci beaucoup de ton intervention qui donne un lien vraiment intéressant à lire. Je trouve que tu donnes une piste trés pro mais pour laquelle peu d’entrepreneurs sont capables d’assurer techniquement.
      Il faut donc investir et on passe dans des budgets supérieurs. Encore une fois j’ai donné des indications de plancher.

      Je précise aussi que ces budgets, donnés dans le blog vers lequel tu nous envoies, prennent en compte des services qui sont souvent pas mal exécutés sur les plateformes.

      Entre tuer un bison avec une tapette à mouche et écraser les guèpes aves un marteau, il faut procéder à des ajustements :)

  5. AlbanAlban11-02-2011

    Je côtoie souvent des commerçants physiques qui se lance dans le e-commerce avec de gros moyens, une connaissance parfaite de leurs produits et une connaissance de leurs clients (physique).
    Le résultat est souvent aussi voir encore plus catastrophique.
    Le site fermé (mis en maintenance ! aucun accès pour personne aux pages produits ou tout autre page du site) pendant un mois, ne comprend pas pourquoi les cycles de conso ne sont pas les même on et off line, descriptions des produits … (il n’y a pas de mots pour qualifié ça).

    Souvent je qualifie ces sites (et ceux que tu décris) de « site capital » (de l’émission de M6).

    • valvertvalvert11-02-2011

      @Alban Une trés belle idée d’article à venir. Je mettrai mon ami #Ziserman sur le coup, je crois qu’il a déjà approché ce genre de cas de prés :)

  6. BenBen11-02-2011

    Des posts comme il en faudrait plus souvent… l’investissement de départ ne peux plus être réduit à peau de chagrin… sans budget, il faut vraiment oublier.

    • valvertvalvert11-02-2011

      @ben Oui, mais il n’y a pas que l’argent dans la vie. Le reste est aussi important !

  7. MatthieuMatthieu11-02-2011

    Récapitulatif objectif dont bon nombre de personnes devrait s’inspirer, à commencer par les « vendeurs de rêves »…
    J’ai toujours garder en tête cette émission de strip-tease sur France3 où l’on suit la mise en route d’un PC portable par un citoyen plein de bonne volonté.
    Le portable lui a été vendu pour « monter son site Internet » et devenir riche…

    • valvertvalvert11-02-2011

      Il existe une forte opposition (et de grandes différences de chances) entre une approche centrée sur l’outil et celles basées sur une approche complète…

      Je tenterai d’y revenir également en particulier en ce qui concerne les media sociaux.

  8. OffshoreOffshore11-02-2011

    Si jamais pour pouvoir se lancer “pour voir”, tout en ayant des responsabilités limités, vous pouvez le faire à travers une société offshore (et en passant vous payez normalement moins de taxe)

    Sinon c’est largement possible de réaliser une site e-commerce pour moins de 2000 € …exemple stupide : un étudiant en dernière année de web développement ?

    • STPoSTPo11-02-2011

      @Offshore
      Une société offshore, un étudiant. Merci d’être passé, effectivement le terme « stupide » est approprié.

    • valvertvalvert11-02-2011

      @Offshore Tu décris parfaitement ce qui ne marche pas et ne convient pas non plus en termes légaux. Se lancer sans se lancer, je reste plus que perplexe…

  9. Très bon article qui détaille bien les risques. Le web est un univers qui semble tellement facile pour bcp qu’ils pense qu’il n’est pas nécessaire de se renseigner…

  10. PfiouPfiou11-03-2011

    J’ai lancé mon premier site ecommerce avec Oscommerce, solution open source gratuite (je suis simple infographiste pas webmaster), je vendais de la bière en ligne, j’ai fait ça pour déconner et j’ai été surprise du succès, j’ai revendu ce site en ligne, je viens d’en créer un autre avec Prestashop, super outil et aussi gratuit qui vous permet de monter un site en moins d’une heure, on peut facilement le personnaliser graphiquement, tout le monde peut avoir son site ecommerce gratos et en utilisant Paypal ou Hipay avant de bosser avec une banque. Par contre, aujourd’hui faut trouver des niches, y a beaucoup de concurrence dans tous les domaines, je me suis lancée dans les idées cadeaux originales, plus de monde que dans la bière mais aussi beaucoup plus intéressant.

    • valvertvalvert11-03-2011

      Dis donc @Pfiou, ça sent un peu la pub ton comm. Non ?

      Moi ce qui m’intéresserait c’est de connaitre l’URL de ton site de bière… Tu nous racontes ? Le chiffre, la quantité de travail, etc.

      Ensuite c’est assez joli comme histoire à propos de PrestaShop, mais je reste sceptique sur le délai. Une heure d’installation, ok. Mais combien de temps pour mettre ton catalogue en place, en faire la promo, commencer à vendre.

      J’aimerais vraiment continuer cette conversation…

      • PfiouPfiou11-03-2011

        site oscommerce que j’ai vendu il y a 1 an : http://www.selection-biere.com
        CA de 300000 euros lorsque je l’ai vendu. J’en avais marre, emballer de la bibine et des tireuses ça ne m’intéressait plus. Du travail, alors ça oui j’en avais (60h par semaine on va dire), par contre niveau référencement j’ai pas fait et je fais toujours pas grand chose, simple soumission dans des annuaires et je bosse sur les titres et métas, c’est tout, après google fait le reste, plus le catalogue est important, plus il y a de visites, normal.
        Concernant Prestashop, l’intégration des articles avec les photos est super facile, vraiment je conseille cette solution à tout le monde, et il y a plein de modules gratuits et payants que l’on peut rajouter ensuite.
        Concernant mon nouveau site, je rajoute des articles petit à petit, puis au fil des mois je vois que les visites se font de plus en plus nombreuses, là j’en suis à 80 visites par jour, ok c’est pas énorme mais mon taux de retour en terme de vente est bien plus intéressant que pour la bière (500 visites par jour pour dès fois une commande ou 2).
        En tout cas, je n’ai jamais payé pour la mise en place d’un site ecommerce, le module de la banque est tout bête à installer avec Prestashop et il y a un forum en cas de problèmes.

  11. SilviaSilvia11-03-2011

    Cet article devrait-être envoyé à tous les annonceurs sur 123Presta qui publient ce genre de choses : « Création site e-commerce dans le tourisme, budget <1500€" ;o)

  12. NadaNada11-03-2011

    je sais pas si mon précédent post est passé, alors voici l’url du site que j’ai vendu l’année dernière : http://www.selection-biere.com, oui j’avais beaucoup de boulot (60h par semaines) mais ce secteur ne m’intéressait plus, emballer ce genre de trucs et avec la casse, bof bof quoi, dernier CA réalisé autour de 300000 euros, je suis bien contente d’être passée à Prestashop et un autre site, je ne fais pas grand chose en référencement, juste soumission aux annuaires et travail sur les url, mots clés et métas mais avec Prestashop c’est vraiment pas compliqué, tout est automatique, même la personnalisation graphique est facile. J’avais par jour 500 visites sur selection bière, maintenant j’en fais beaucoup moins avec mon nouveau site, mais bon il est plus récent aussi mais j’ai remarqué que plus j’ajoute d’articles, plus les visites augmentent, il n’y a pas remède miracle, un catalogue avec des centaines d’articles et hop les visites il y en aura toujours et de plus en plus mois après mois. Le taux de retour par rapport aux ventes est aussi plus intéressant avec mon nouveau site (seulement 80 visites par jour) que celui que j’ai vendu (500 visites par jour et dès fois juste 2 commandes).

  13. [...] Ne vous lancez pas dans le commerce en ligne par pitié ! [...]

  14. Claire DecroixClaire Decroix11-04-2011

    Bonjour Hervé,

    Intéressant article qui correspond en partie à la réalité du terrain. De notre expérience de Chambre de Commerce, bon nombre de porteurs de projets voient en effet encore en Internet un eldorado et s’y engouffrent sans avoir posé toutes les questions de bons sens (à qui je m’adresse? Pour vendre quoi? Suis-je le seul ? etc…) et la plupart du temps, sans budget alloué à la partie Communication…

    Bien sût, il ne s’agit pas d’être pessimiste, mais de mieux préparer le terrain… On a tous à y gagner : autant les prestataires, que les clients, que les conseillers des Chambres de Commerce ;-)

    • valvertvalvert11-04-2011

      Ce sont les vraies questions en amont du site. Les points que l’on aborde au moment de mettre en place le positionnement su site avec une étude de marché, une qualification des cibles et un bon SWOT pour caractériser son activité pour ne pas partir au hasard.

      Ce sera l’objet d’un autre billet que j’illustrerai d’expériences de mes élèves de MBA à l’ESG.

  15. TanguyTanguy11-06-2011

    Ah, la fameuse approche d’un projet web .. et surtout un article supplémentaire qui enfonce des portent ouvertes mais étonnamment il est primordiale d’inonder le web de ce type d’article afin de nettoyer ces nouveaux arrivants qui viennent toujours pleurer sur nos baskets en nous disant qu’il débutent leur activité, qu’il n’ont pas le sous, qu’ils aimeraient bien que nous les aidions gratuitement sur notre temps de travail !!!
    Oui, j’en rencontre pas mal, peut être du fait de mon investissement sur le forum de Prestashop, mais je crois plus simplement que les gens s’imagine que tout est simple sur le net et tout gratuit. Pas même foutu d’utiliser les raccourcis clavier de base que cela veut lancer sa boutique tout seul pour pas un rond.
    Bien entendu je dis bravo à celui (j’évite de mettre au pluriel) qui y arrive en espérant qu’il prenne le temps d’avouer que celui lui en a pris .. du temps.
    Les gens pensent ils que les physiciens nucléaire ont un métier à la porté de tous pour que l’on puisse les remplacer avec des auto entrepreneurs ? car c’est ce que nous voyons débouler de toute part, entre le e-commerçant qui se lance sans le sous, le « prestataire » qui a déjà fait le blog de son club de foot ou encore le e-commerçant que l’on récupère car il a eu à faire au « prestataire » qui n’a plus le temps car son club de foot monte en CFA2.
    Bon, cela faisait longtemps que je n’avait pas lancé une diatribe sur le net et comme Olivier et François ont eu la leur, j’en profite ;-)
    Merci pour cet article et continuons à rabâcher le message, peut être qu’un journaliste faisant bien son travail passera un jour lire cela afin de le relayer pour remplacer toutes ces émissions sur la Police, maintenant faisons des reportage sur les bas fond du net et de ces plateformes de ecommerce réalisant jusqu’à 200€ par mois sous le clavier.

  16. [...] que, sur son blog,Valvert tente de réfréner (avec raison) les lubies e-commerçantes de certains Français, voici quelques [...]

  17. CédricCédric12-01-2011

    Bonjour

    Article très intéressant, que j’aurais aimé tant de fois faire lire aux nombreux prospects que j’ai connu quand j’avais mon agence web ^_^

    Aujourd’hui je travaille « in house » avec l’un de mes anciens clients (pure player en B2B et depuis peu B2C), et pour avoir longtemps discuté au sujet du e-commerce avec lui, qui a dans le passé fait nombre d’erreurs, il en ressort que le coût de mise en oeuvre d’un site e-commerce est très souvent largement sous-estimé.

    Dans son cas, ses calculs l’ont amené à évaluer le coût de mise en production à 3 fois le prix de réalisation technique des 6 sites qu’il a créé ces 6 dernières années (4 sont encore en ligne et totalisent un CA disons « confortable », permettant de faire vivre 7 salariés)

    En d’autres termes, quand moi je lui ai facturé son premier site à 3000 € HT (webdesign + mise en production, hors frais annexes : module de paiement + TIP, saisie du catalogue, référencement) le coût final « prêt à l’emploi », en comptant le temps passé à la mise en place du catalogue et des éléments techniques, notamment avec la banque, a dépassé les 10K€.

    Ce fut la même chose pour tous les autres sites. Le dernier que je lui ai créé (facturé 7500€ HT) n’a pas répondu à cette règle car nous connaissions les freins et points bloquants, que nous avons donc pu résoudre rapidement (il a estimé le prix de revient de celui-ci à 17000€ environ… soit « à peine » deux fois le coût de réalisation technique)

    On est bien loin des personnes qui venaient me voir la gueule enfarinée avec leur n°SIRET tout frais d’autoentrepreneur pour lancer leur activité e-commerce sur des cosmétiques bio (à la mode en 2008/2009), les bijoux fantaisie (2009/2010), les fringues déclassés (2009/2010) ou encore les sextoys (2009 essentiellement). Je donne les années car ce fut de véritables tendances, à croire que tous avaient lu le n° spécial de Capital sur les « bonnes idées pour créer son entreprise » ^_^

    Généralement, c’était : « J’ai investi 10000€ dans mon stock, 300€ dans la boutique » (comprendre « 250€ de module de paiement + un template à 50€ ») « mais j’ai pas le budget pour le SEO : je vous propose 10% des ventes, ça vous irait ? »

    Ce sur les thématiques citées ci-dessus :-p

    J’en ai eu des dizaines des comme ça, et la plupart (tous ?) n’existent plus aujourd’hui…

    • valvertvalvert01-11-2012

      Merci de ce retour circonstancié Cédric. Ca fait évidemment plaisir de voir son avis partagé sur la base de constats similaires. The show must go on, avec le sourire. Il y a toujours du travail pour les pros :-)

  18. Grégory MAUBONGrégory MAUBON01-04-2013

    Merci pour cette article très bien fait. Comme Claire, je travaille en CCI et je vois aussi passer pal mal de porteurs de projets e-commerce qui ont du mal à appréhender toutes les contraintes de l’activité.

    Mais … Est-ce que la peur de l’échec doit obligatoirement amener à ne pas faire ? Est-ce qu’une première expérience ratée ne va pas apporter un peu de plomb dans la tête ?

    Question ouverte, of course :)

  19. StanStan01-04-2013

    Quand je vois certains clients que je récupérais en provenance de « SUPER » agences qui aimaient rajouter des zéros avant même d’avoir étudié un projet ou les besoins du client… Pour un résultat disons… Bref, j’ai le sourire. Ce n’est pas en affichant des zéros de plus que nous serons convaincants…

    Vous avez des exemples de site e-commerce à 20 000 euros qui vendent bien ? Il en existent aussi à 2 000 euros. Qui a dit que le seuil minimum d’un site ecommerce était fixé à 20 000 euros ? Pour quelle activité ? Quelle cible ? Quelle production ? Il suffit de regarder le résultat de certaines créations qui ont été facturés une fortune, on se fout de qui ?

    Arrêtons aussi de faire croire que tout le monde doit payer 500 000 euros pour un logo pole emploi ou une charte graphique à 50 000 euros pour un site vitrine façon Ségolène. L’ajout de zéro est facile, mais qui peut aujourd’hui garantir à son client que l’heure facturée lui sera entièrement dédiée et qu’il ne la partage pas avec un ou plusieurs autres clients ?

    Quand je travaille en sous-traitance pour une agence qui augmente de 50% ma tarification pour améliorer sa marge, elle est où la moralité et la justesse ?

    Voilà pourquoi je suis resté indépendant, ce n’est pas le patron d’une agence qui va me dicter comment et combien je dois facturer mes créations… Les agences ne me font pas pleurer non plus.

    Donc je rejoins peut-être @Cédric dans son discours, peut-être qu’un projet à 3 000 euros HT en valait 10 000 euros au final et là c’est vraiment dommage, nos erreurs servent pour la suite, mais faire croire à l’aveugle que 20 000 euros sont un minimum imposé par les agences web tel un dogme… Mouais… On repassera.

  20. [...] Il y a quelques semaines, j’ai lu un article très convaincant sur le blog valvert.net. Le titre ? Ne vous lancez pas dans le commerce en ligne par pitié ! [...]

  21. Kévin MorienttoKévin Morientto09-17-2013

    Salut à tous !

    Sans vouloir vous contredire mais personnellement j’ai fais créer mon e-commerce par mon-commerce-en-ligne.com pour 470€ (graphisme pro compris) et honnêtement la gestion de la boutique est pas bien compliquée (à moins que vous savez à peine comment démarrer un ordinateur et là c’est une peu plus long). Ok en autoentrepreneur je vous l’accorde 80000€ de chiffres annuels c’est pas des masses mais ça arrondis bien les fins de mois !

    Pour infos mon site : autocams.fr

    • BéatriceBéatrice02-27-2014

      Bonjour cher « monsieur Valvert »,

      Je profite de ce qui me parait être une relance de la mise en garde en début de cette page !!
      Merci d’ailleurs pour votre peine !!

      Mais…. j’ai je veux tout de même en faire un, justement en tenant compte de votre mise en garde !! J’ai déjà des blog artistiques en lignes et je voudrais en faire un qui soit spécialisé dans le champs de l’érotisme ( grandes et petites pièces ou tableaux érotiques, photos ) au design simple et en plusieurs langues !
      J’ai retenu « Prestashop » et » mon-commerce-en-ligne.com » ( on dirait que c’est le même site ?) cités élogieusement par vos interlocuteurs ; selon eux ils sont vraiment valables sur tous les plans et pour un prix plutôt modique à savoir 470€ pour Prestashop (graphisme pro compris)
      Le risque de se planter est moindre par rapport aux sommes terrifiantes (pour moi !!) demandés par d’autres agences, non ?

      Pouvez-vous me donnez votre avis s’il vous plait ?
      Avec tous mes remerciements à l’avance
      Béatrice

      PS : J’espère qu’il me suffira de taper l’adresse de cette page pour trouver votre réponse ???!!
      Sinon, je ne crains pas de donner mon mail : bea.hunckler@gmail.com

    • BéatriceBéatrice02-27-2014

      Bonjour ! C’est encore Béatrice…! Je voudrais affiner ma question posée plus haut ( en attente de modération je vois !…Je ne pense pas avoir été excessive :-) )

      Je viens de voir que sur  » Mon commerce en ligne » on propose ces tarifs :
      Formule de base : Start 1190€
      Maintenance du site : Gratuit la 1ère année puis 390€/an

      …Ca ne correspond pas à ces 470 euro cités par quelqu’un sur cette page à propos de ce site !!?

      Donc finalement à quoi correspond ce prix de 470 euro ??…Si vous le savez ?

      Le seul moyen d’échapper à la maintenance (qui doit être hautement recommandée je suppose..) ainsi qu’à d’autres frais que je n’imagine pas…c’est de créer son propre site e commerce tant bien que mal !!??? Et d’y ajouter une option paypal !?
      Je tombe un peu des nues..

      Veuillez m’excuser, je ne suis peut-être pas à la bonne place pour poser toutes ces questions ??
      Vous voyez je rame !
      Je rappelle que c’est un site artistique que je voudrais faire, assez sobre avec possibilité de commander mes articles comme pour un « produit de consommation » !!!Cad avec une carte de crédit !
      Merci pour vos conseils précieux !

  22. NossentNossent02-03-2014

    Un site a moins de 2000€ et un chiffre d’affaire de plus de 2 millions d’euros. Les heures ne pas les compter, la passion du commerce, une réactivité, et un conseil client au top! Ce site a été vendu pour un autre qui fonctionne à fond : http://www.le comptoir des forges ou http://www.macacraft.com
    Entreprise commencée dans un garage et agrandi dans un entrepôt, qui stocke jusqu’au plafond.
    Une visite régulière chez les fournisseurs, qui au départ été européen, puis chinois.
    Les sites internet sont pour les opportunistes qui ont une bonne connaissance du marketing et de leur cible.

  23. AvaAva02-13-2014

    AAhh enfin un article plein de sagesse sur le sujet. Je viens de recevoir une lettre (papier je précise) de la part de ma banque (société générale pour ne pas la noter) qui m’explique que l’heure est au numérique et que toutes les petites boutiques et commerçants devraient se mettre au ecommerce. Non mais franchement, vous voyez mon boucher ou mon boulanger avoir sa boutique ? un moment il faut arrêter, c’est un projet très technique à mettre en place et heureusement qu’il y a des gens lucides comme vous pour vraiment souligner les problemes que cela pose. MERCI

    • ValvertValvert02-13-2014

      Ha mais je ne suis pas 100% d’accord !

      Le boulanger patissier qui me permettra de réserver commander une pièce montée ou de payer en ligne me séduira facilement, si sa production est de qualitay.
      Pour la boucherie c’est encore mieux : commander un quart de cochon comme le faisait ma grand mère dans l’Aveyron, m’avertir quand il est prêt, jouer sur le story telling et la qualitay (encore une fois) et le service, j’y crois.
      Il existe de bons outils quand on a pas de connaissances techniques.

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