Bref. J’ai passé un entretien d’embauche.

et il s’est encore magnifiquement passé. Je ne sais pas encore tout mais je coche les cases et les feux passent au vert les uns aprés les autres. On m’a demandé de noter de 1 à 10 ma motivation. Comme à l’hopital quand tu as très mal. Mais là ça faisait plutôt du bien, ou pas. Parce que je ne ressens pas d’urgence. Parce que je veux probablement plus voler de mes propres ailes qu’intégrer une entreprise mondiale qui me donne un sacré défi à relever, juste dans mon domaine d’expertise.

Alors sur l’échelle du tu en veux ou tu n’en veux pas j’ai pas répondu. J’ai expliqué le plus clairement possible (parfois je ne suis pas limpide tellement je remue les trucs en décantation). J’ai posé des questions. J’ai eu pas mal de réponses. Je me suis dit punaise c’est top, pourquoi irais-tu refuser ? Pour créer une boite ? Prendre des risques ? Pour la gloire ? Pour la fortune ? Pour la liberté ? Pour faire ce que tu aimes ?

Il n’y a pas de tempête sous un crâne. Je prépare mon/mes projets. J’avance sur ces pistes de jobs. Le temps des décisions n’est pas encore là.

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Eloge du silence…

Le cloître de MoissacLa boucler, mouler, muter, la fermer, se taire, garder le silence (pendant qu’on ne vous lit pas vos droits), se murer, faire zazen, méditer, faire la carpe (farcie ?), rester coi, être muet comme une tombe, perdre sa langue, bayer aux corneilles, être aphone, rester sur son quant-à-soi, silence !

J’ai gardé le silence. J’ai quitté Oxatis sans rien dire. Plus de signal de Papa Tango Charlie…

Mon droit, mon devoir aussi, mon choix, mon envie et mon besoin, check!
Sur un plan strictement professionnel, je ne devais rien dire. Ce n’est pas à moi d’expliquer ce que j’aurais pu subir. Privilège du petit (l’employé) sur le gros (l’employeur), je n’ai toujours rien à déclarer sinon que cette étape de rupture est si classique dans les sociétés de forte croissance, qu’elle ne mérite aucune explication fouillée. J’ai aidé la fusée à décoller, elle est sur orbite, on largue des étages en passant POINT. C’est partout pareil.

Sur le plan privé, c’est plus compliqué. C’est très simple si aucun lien ne se croise avec le plan pro, on explique ou on rassure, la vie continue, tout va bien.

Mais pour ce qui concerne les liens plus étroits, les amitiés pro pour faire court, c’est bien moins simple. Et ma simplicité à moi a été de la fermer. Il a fallu trancher, choisir une posture, celle du silence.

Le silence extérieur déjà. Sortir du terrain, laisser décanter, me tirer du brouhaha que j’avais moi-même orchestré et nourri depuis 2006 : pas facile de communiquer pour, de veiller pour, de réfléchir pour, de faire pour… pour plus rien. Rideau, chut !

Silence avec mes plus proches parfois au sein même de la boite. Trop de pression, trop de mots, de paroles déplacées, de confidences superflues et de chassés-croisés. Ami-ennemi, devinette, politique, intrigues… Ce n’était pas la cour (quoique !), mais j’ai tiré ma révérence.

 

Tous ces mots ! J’en ai eu l’indigestion. des hauts le coeur, le dégoût. Y compris donc de mes voisins de table (de travail). Je ne leur demande aucune excuse, il n’y a pas de mal. Je ne dédaigne pas les reliefs de mon repas, ceux dont ils ou elles ont pu se repaître, c’est bien normal ! Je suis parti en détox, en cure de silence. Mon Taizé perso de ressourcement et ça m’a fait du bien…

Valvert on air

Le silence, pourquoi en avoir peur ? Excellent écran de projection pour les plus paranos (comme moi), il peut être perçu bien négativement : se taire devient bouder, avoir de la rancoeur, faire la gueule, etc. Pourtant le silence est une respiration, une pause, un moment propice à la paix et au tri des sentiments.

Le silence intérieur m’a parlé. Une jachère du coeur et de l’esprit, hors du trop.

De mon trou normand, de ma détox, je n’ai pas perdu l’envie de partager encore avec ceux à qui j’ai imposé ce silence. Bien au contraire ! J’ai fait autre chose, changé d’air, d’horizon pour mieux revenir, avec un bel appétit de parler à nouveau.

Le silence a eu du bon, pour moi. Pour vous si la paix vous habite à nouveau. Pour nous donc peut-être si nous devisions jadis.

Alors, reprenons langue si le coeur vous en dit.

Elle est organisée comment votre entreprise ?

Organizational chart

Via http://www.bonkersworld.net/organizational-charts/

Un dessin vaut mille mots… ceux-ci donnent à réfléchir, quelle que soit la structure de votre entreprise et votre position dans l’organisation. La réflexion devient encore violente quand on ajoute, à côté de chaque organisation la valeur de cette entreprise et son évolution sur ses marchés.

Je pense à Steve Jobs aussi, que reste-t-il à Apple dans ces circonstances de départ d’un homme indispensable ? On en sait rien, évidemment, le secret étant la règle à Cupertino, les surprises aussi.

Les remarques de Seth Godin n’enlèvent rien à ces esquisses…

 

 

Mon blog est un farceur… #oupas

Ha les prodiges de l’informatique. Après plusieurs mois de pause, puis une sauvegarde/mise hors ligne, ce blog a pris des vacances. Puis je l’ai remis sur pied, testé, bichonné, re-URLisé il y a quelques jours. Pensant pouvoir bricoler tranquille, j’ai mis en ligne un billet, ou 2, testé des modules, etc. Je savais bien que Google allait indexer rapidement (PR4) mais les rares visites ne me gênaient pas.

Cependant, j’ai omis de penser à quelques trucs évidents, comme par exemple que j’ai encore pas mal d’abonnés par email. Et surtout que la machine infernale (FeedBurner) est restée branchée.

Mes charmants abonnés ont donc eu droit ce matin à une news de Valvert, pas vraiment prévue au programme. Vous avez de mes nouvelles donc (du 17 août) et je vais tâcher de me dépêcher à mettre tout ça sur pied, sans que le site ne me joue de tours.

A bientôt

 

Hervé