Ne pas aimer les dimanches, c’est d’un banal.
Et haïr le dimanche soir, c’est d’un commun !

chat_geluck_vacances.jpgEt pourtant, je crois que je suis handicapé du jour du Seigneur, surtout depuis que je ne vais plus (du tout) à la messe. Comme je n’ai pas le projet d’y retourner pour le moment, je me demande ce qui peut me contrarier encore dans les dimanches ?

Je m’explique, depuis quelques mois/années, nous avons un peu cassé le moule du ouikène conventionnel, avec notre meute. Histoires de famille, décès, déménagement, enfants ados et dormeurs, vie hors de la ville, etc. nous nous sommes progressivement éloignés du machin bien “bourgeois” avec visite aux anciens, messe et sortie de messe, ballade en aprèm, glandouille du soir avant le lundi, plateau téloche ou goûter dînatoire, etc.

Et voilà que ce dimanche que je viens de passer, qui fut un vrai dimanche, me recolle face à l’idée que je ne suis pas fait pour ce jour bizarre.

Pourtant, par bien des côtés il m’a plu.

Il n’a pas plu déjà, avantage de la Provence de nous offrir après 2 semaines d’ondées, un dimanche de… mi-septembre à Paris. Alors que nous étions le 9 novembre, classe ! Mais déroutant peut-être ?

Plu le café sur le vieux port, seul, à la fraiche. Je deviens misanthrope ? Nan, un blabla me manquait ;-)

Il m’a plu aussi de pique-niquer avec une  bande de marseillais très sympas aussi, dans la campagne, loin de la mer (hahaha, assez peu en fait). Leurs enfants sont un peu plus petit que les nôtres et j’ai retrouvé le parfum d’enfance de l’époque de nos minots à nous : un rythme, une présence enfantine. On a toujours l’impression de les cajoler à cet âge, mais ce sont eux aussi qui nous entourent de leur tendresse, qui nous apaisent de leur rythme, des rituels des repas, des bisous câlins, de leurs besoins si simples… Une nostalgie ?

happy_birthday_geluck.gifPlu encore, de fêter en famille les 18 ans de la grande Céline. La voilà majeure, avec sa nouvelle condition fort commentée par ses frères et soeurs : liberté, droits et devoirs… Hummm, passées les bougies et les tortillas ou l’inverse (elle souhaitait du mexicain pour fêter ça avec nous), nous avons conclu sans conclure que l’autonomie (financière ?) était la vraie majorité. Elle était d’accord je crois, mais surtout joyeuse, tout ça au milieu du débat et du n’importe quoi bruyant de nos dîners, vive les ados en forme. Rabat joie, les parents ?

Plu encore d’aller aux champignons. Ça aurait été la même chose d’aller à la grève chercher des bigorneaux. Je détestais, petit, ces séances de marche lente. Alors que mes enfants ont toujours adoré ça. Ça saute les générations ! Sauf que là j’en étais ravi, ravi de me laisser porter par la joyeuse bande, sans but, sans pression, sans talent non plus pour trouver ou reconnaître un mushroomus delicicious ou un wunderbachus pilsus !

Plu, la mine d’Olivia revenant des scouts marins avec un grand sourire, les pieds mouillés, un tas d’histoires à raconter.
Plu, la tête de Rémi aprés son foot effréné et ce moment si inattendu passé à se confier à Xtof !

Alors c’est quoi le problème du dimanche ? Trop de truc sympas ? L’angoisse du lundi ?

Sûrement pas ! J’ai l’impression au contraire que le travail (ou l’ordi) peut-être un refuge, qui nous protège ou nous blinde contre ces émotions simples ou ces manques d’émotions. Apprendre ou ré-apprendre à trainailler gentiment ? A passer un moment tranquille sans se mettre la pression ? Se reposer en vrai quoi !

En fait, ce n’est pas forcément facile, quand les émotions douces ou amères se mélangent. Ce n’est pas évident, pressé par des questions internes, de se laisser aller tranquillement. Pourtant, pouvoir vraiment se reposer (le soir ? le dimanche ?) et travailler de manière plus concentrée serait idéal !

Freiner le tourbillon de la vie ? Ne pas l’arrêter en tous cas !

Et vous ?

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