Cette semaine, vous avez déjà dit ou (sous) entendu :
- tu devrais essayer de…
- Untel a dit ça à ton propos…
- On écoute jamais mes conseils !
- Je vais lui faire sa fête à ce …
- Tu n’as pas de chance
- Mais untel m’a donné son accord !
Oui ? Alors vous avez été victime du triangle dramatique (ou infernal) du Dr Stephen Karpman !
Et si je vous en parle, c’est que je suis convaincu que l’on devrait enseigner cette notion dès le collège. C’est un apport majeur pour les bonnes relations au travail, en famille, avec ses amis.
Car la vie quotidienne vous pousse sans cesse à faire partie de ce triangle. Il est fréquent, malgré nous-même, de JOUER un RÔLE, celui de PERSECUTEUR, de VICTIME ou de SAUVEUR dans une situation de potentiel conflit relationnel ou social : en famille, au travail, dans ses loisirs ou ailleurs. C’est aussi, au niveau international par exemple, la clé de conflits comme ceux nés de la Guerre Froide au moyen orient ou en Amérique du sud dans la Lutte contre la Drogue. L’intérêt de cette analyse, apportée par KARPMAN en 1968 (dans le cadre de ses travaux sur l’Analyse Transactionnelle), est qu’elle permet d’identifier les positions des acteurs et leur dynamique, dans le but d’éviter leurs effets pervers : les conflits et déstabilisations.
En effet, la clé de ce processus destructeur, c’est l’échange irrésistible des rôles entre chaque participant : le bourreau se fait victime quand le sauveur se fait bourreau et la victime sauveur à son tour.
C’est grave Dr ? En général, non. Si l’on prend conscience d’être pris au piège de ce genre de situation, il est déjà beaucoup plus facile de s’en sortir. En connaissant le processus, il est encore plus efficace de ne pas s’y fourvoyer. Car ces situations sont typiquement difficiles à maîtriser, stressantes… et répétitives ou contagieuses.
Je vous conseille la lecture de cet article qui fait très clairement le point sur la question :



[...] Karpman is back, always. Le triangle dramatique a encore frappé, trio classique avec son méchant, sa victime, son sauveur. Puis on garde les mêmes et on recommence en interchangeant les rôles : là, c’est Eric la victime qui devient bourreau. Je compatis mais constate l’évidence… [...]